15.08.2020 à 10:24

Hockey sur glace«Le problème, c’est pour reprendre son souffle»

Marco Pedretti, l’attaquant jurassien des ZSC Lions, a porté un masque de protection contre le coronavirus durant les 20 premières minutes du match de préparation contre Rapperswil. Il raconte les sensations éprouvées.

par
Cyrill Pasche
Le hockey, c’est quand même mieux sans masque. Marco Pedretti tire un bilan très mitigé du port du masque en match pour les joueurs.

Le hockey, c’est quand même mieux sans masque. Marco Pedretti tire un bilan très mitigé du port du masque en match pour les joueurs.

KEYSTONE

Jeudi soir, les ZSC Lions et Rapperswil ont profité du match de préparation pour effectuer une expérience qui n’est pas passée inaperçue: les joueurs des deux formations ont porté un masque de protection contre le coronavirus durant le premier tiers-temps.

Le club du Hallenstadion, sur son compte Twitter, a précisé qu’il ne s’agissait que d’un essai. Le Jurassien Marco Pedretti, attaquant des Lions depuis la saison passée, évoque cette expérience quelque peu… déstabilisante: «L’idée était de voir si porter un masque en jouant un match de hockey était vraiment réalisable. Disons que c’était très compliqué de reprendre son souffle sur le banc en portant un masque sur le nez et la bouche juste après une présence sur la glace. Dans le jeu, même si nous le rabaissions à la hauteur du menton, ce n’était pas idéal non plus. Il a tendance à bouger, d’ailleurs j’ai vu passer une photo de moi avec le masque replié un peu n’importe comment sur le nez! Je pense que cette piste sera abandonnée.»

C’était très compliqué de reprendre son souffle sur le banc en portant un masque sur le nez et la bouche.»

Marco Pedretti, attaquant des ZSC Lions

Reste qu’à Zurich, les consignes en matière de sécurité sanitaire sont des plus strictes. Les joueurs étaient répartis jusqu’ici dans plusieurs vestiaires afin d’assurer un espacement suffisant entre chacun. «Nous sommes aussi tenus de porter un masque et de nous désinfecter les mains dès notre arrivée à la patinoire. En salle de musculation par exemple, nous l’enlevons uniquement pour faire les exercices. Le seul moment où nous pouvons nous en séparer, c’est lors des entraînements sur la glace. Tout a vraiment été mis en place pour éviter des infections et que l’équipe se retrouve en quarantaine.»

Denis Hollenstein, le coéquipier de Marco Pedretti chez les ZSC Lions, a aussi testé le port du masque durant un match. Une expérience qui ne devrait sans doute pas être renouvelée.

Denis Hollenstein, le coéquipier de Marco Pedretti chez les ZSC Lions, a aussi testé le port du masque durant un match. Une expérience qui ne devrait sans doute pas être renouvelée.

Maintenant que le début du championnat a été fixé au 1er octobre (au lieu du 18 septembre) et que l’expérience du masque en match ne devrait sans doute pas être renouvelée, les clubs doivent encore peaufiner leur concept de protection, qui prévoit notamment que tous les joueurs et membres des staffs soient soumis à un test de dépistage du Covid-19 trois jours avant le premier match de de championnat. Durant la semaine, le CP Berne a déjà pris les devants en testant l’ensemble de la première équipe. Bonne nouvelle, aucun cas positif n’a été décelé.

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1 commentaire
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15.08.2020 à 12:16

C'est plutôt ridicule et contre toute logique. D'une part il faudrait mettre un masque quand les joueurs sont sur le banc et d'un autre on l'enlève (ou le rabaisse sur le menton) quand on est sur la glace avec un contact direct avec l'adversaire. En plus, il faut ajouter à cela le fait que les joueurs transpirent et que le masque est vite sali, voire inutilisable. Difficile de comprendre ce genre d'essai. De toute manière, il me paraît difficile que le championnat débute en octobre avec la (non) décision du CF. Donner la compétence aux cantons signifie aussi que ceux-ci peuvent limiter les rassemblements à leur guise. Que fera-t-on si Genève et Berne (p. ex), decident de limiter les rassemblements à 50 personnes? Même à huis-clos, les clubs ne pourraient jouer.