France - Le procès de l’attentat de Nice aura lieu du 5 septembre au 15 novembre 2022
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FranceLe procès de l’attentat de Nice aura lieu du 5 septembre au 15 novembre 2022

Le 14 juillet 2016, au volant d’un camion, un terroriste avait tué 86 personnes et fait près de 400 blessés à Nice. Plusieurs de ses complices potentiels seront jugés l’année prochaine.

L’attentat, commis sur la promenade des Anglais, avait suscité une énorme vague d’émotion en France et dans le monde.

L’attentat, commis sur la promenade des Anglais, avait suscité une énorme vague d’émotion en France et dans le monde.

AFP

Le procès de l’attentat de Nice, qui avait fait 86 morts et plus de 400 blessés sur la promenade des Anglais, le 14 juillet 2016, est prévu du 5 septembre au 15 novembre 2022, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Les dates de ce procès, qui se tiendra devant la Cour d’assises spéciale de Paris après l’audience-fleuve des attentats du 13 novembre 2015, ont été communiquées mercredi matin à tous les avocats du dossier et ont été confirmées à l’AFP de source judiciaire.

Douze enfants tués

Le 14 juillet 2016, Mohamed L. B., un Tunisien de 31 ans vivant à Nice, avait foncé avec un camion sur la foule rassemblée en bord de mer, sur la promenade des Anglais, à l’occasion de la Fête nationale. Au total, 86 personnes de 19 nationalités différentes, dont une douzaine d’enfants, avaient été tuées.

Mohamed L. B. ayant été tué au volant de son camion par des policiers, la Cour d’assises spéciale examinera les responsabilités de huit autres personnes, membres de son entourage ou intermédiaires impliqués dans le trafic d’armes qui lui étaient destinées. Les trois principaux accusés, Chokri C., Ramzi A. et Mohamed G., doivent être jugés pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Ils clament leur innocence

Des parties civiles réclamaient leur comparution sous la qualification plus lourde de «complicité» des crimes commis par Mohamed L. B., leur faisant encourir la réclusion à perpétuité. Mais les trois hommes, qui clament leur innocence, n’avaient pas «de connaissance précise du projet terroriste», pas plus que du «moment de sa réalisation» prévu, ont estimé les juges d’instruction.

Mohamed G. a été libéré en 2019 sous contrôle judiciaire et les deux autres sont en détention provisoire. Pour les cinq autres suspects, dont une femme, impliqués dans le circuit des armes, les investigations n’ont pas pu démontrer qu’ils avaient eu connaissance du projet d’attentat. La qualification terroriste a donc été écartée, et ils seront jugés pour des infractions de droit commun.

865 parties civiles

L’un d’entre eux est en fuite et un autre, un Albanais de 28 ans, a été arrêté mi-avril en Italie. Le cousin de ce dernier, incarcéré en 2016 dans ce dossier, s’est suicidé en prison le 8 juin 2018.

Au moins 865 personnes ou associations se sont constituées parties civiles en vue du procès de cette attaque, qui avait suscité une émotion internationale.

(AFP)

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