France: Le procès Fiona en appel reporté après un incident
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FranceLe procès Fiona en appel reporté après un incident

Cécile B. et son ex-compagnon Berkane M. étaient rejugés pour coups mortels et seront maintenus en détention d'ici janvier.

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La mère de Fiona a été libérée en attendant un nouveau procès. La Cour de cassation vient d'annuler sa condamnation à 20 ans de prison. (Jeudi 21 février 2019)

La mère de Fiona a été libérée en attendant un nouveau procès. La Cour de cassation vient d'annuler sa condamnation à 20 ans de prison. (Jeudi 21 février 2019)

AFP
La mère, Cécile B., (ici escortée par des gendarmes) et le beau-père de Fiona ont été condamnés en appel, à 20 ans de réclusion.(10 février 2018)

La mère, Cécile B., (ici escortée par des gendarmes) et le beau-père de Fiona ont été condamnés en appel, à 20 ans de réclusion.(10 février 2018)

AFP
Après deux semaines d'audience, la tâche s'annonçait ardue pour les jurés (exclusivement féminins): le corps n'a toujours pas été retrouvé, les accusés, murés dans leurs dénégations, disent avoir enterré dans un bois près de Clermont-Ferrand (centre) mais qui n'a jamais été retrouvé. (ici Etienne Fradin, président de la Cour. (Image - 5 février 2018)

Après deux semaines d'audience, la tâche s'annonçait ardue pour les jurés (exclusivement féminins): le corps n'a toujours pas été retrouvé, les accusés, murés dans leurs dénégations, disent avoir enterré dans un bois près de Clermont-Ferrand (centre) mais qui n'a jamais été retrouvé. (ici Etienne Fradin, président de la Cour. (Image - 5 février 2018)

AFP

La justice française a ordonné lundi le renvoi à janvier 2018 du procès en appel de la mère de la petite Fiona, disparue en 2013, et de son ex-compagnon, jugés pour coups, après un vif incident d'audience vendredi.

Ce nouveau procès, qui avait débuté lundi dernier et devait s'achever en fin de semaine, visait à faire la lumière sur le calvaire de la fillette, dont le corps n'a jamais été retrouvé. Cécile B. et son ex-compagnon Berkane M. étaient tous deux rejugés pour coups mortels et ils seront maintenus en détention d'ici janvier.

Me Renaud Portejoie, qui défend Cécile B., et Me Mohamed Khanifar, avocat de Berkane M., avaient quitté la salle d'audience vendredi après-midi, estimant que «leur probité» avait été «mise en cause» par une avocate de la partie civile, Me Marie Grimaud. «Ce renvoi est indispensable», a plaidé Me Portejoie, car il est «l'unique porte de sortie raisonnable suite aux accusations abjectes, déloyales et infondées qui ont discrédité la défense».

Morte sous les coups

Depuis le début du procès en appel, les deux accusés, clamant leur innocence, n'avaient toujours rien livré sur les circonstances de la mort de la fillette, qui était âgée de 5 ans en 2013.

En première instance, en novembre 2016 à Riom, Cécile B. avait été acquittée des violences fatales à Fiona mais condamnée à 5 ans de prison pour avoir menti pendant plusieurs mois en 2013 sur la disparition de l'enfant, tandis que son ancien concubin avait écopé de 20 ans de réclusion.

L'affaire, qui avait bouleversé la France, remonte à mai 2013. La mère de Fiona, enceinte d'un troisième enfant, avait déclaré la disparition de la fillette dans un parc de Clermont-Ferrand (centre) avant de reconnaître, quatre mois plus tard, qu'elle était morte sous les coups.

(AFP)

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