Publié

autoLe prochain président de Ferrari promet qu'elle restera indépendante

Maranello (Italie), 10 sept 2014 (AFP) - Le patron de Fiat-Chrysler, Sergio Marchionne, a assuré mercredi que Ferrari, dont il va prendre en octobre la présidence en remplacement de Luca Cordero di Montezemolo, resterait indépendante et "italienne".

"Nous n'avons aucune intention d'intégrer Ferrari dans le système Fiat-Chrysler car nous ne voulons pas la polluer par un système automobile conçu pour un marché de masse", a promis M. Marchionne au cours d'une conférence de presse à Maranello, le siège de Ferrari, en compagnie du président sortant de la Rossa, Luca Cordero di Montezemolo. Ce dernier, qui quittera ses fonctions le 13 octobre, a expliqué qu'il cédait la place à l'heure où l'entreprise entamait "un nouveau cycle" avec l'entrée en bourse à Wall Street prévue le même jour. Il paie aussi les piètres résultats sportifs de la Scuderia en Formule 1 ces dernières années. M. Marchionne s'est longuement employé au cours de la conférence de presse tenue dans le musée Ferrari à rassurer sur le maintien de "l'italianité" de la marque au petit cheval cabré. Réfutant toute idée d'"américanisation", l'emblématique patron de Fiat-Chrysler a assuré: "Ferrari est née et mourra italienne. L'idée qu'elle puisse être produite ailleurs qu'ici (à Maranello) est obcène. Ce ne serait plus une Ferrari". Pour M. di Montezemolo, la seule "Ferrari américaine" est un modèle "blu nart" qui doit être produit à 10 exemplaires -- d'une valeur de 2,5 millions d'euros -- à l'occasion du 60e anniversaire de la présence de la marque aux Etats-Unis. M. Marchionne a aussi démenti l'idée d'une introduction en bourse de Ferrari, ni dans l'immédiat celle de créer un pôle de luxe Fiat autour des marques Ferrari-Maserati-Alfa Romeo. "La Ferrari n'a pas besoin d'autres références, elle est un segment à elle seule". De plus, il est hors de question "de se retrouver avec une pièce Fiat sur une Ferrari", a-t-il souligné. str-bur-ljm/fcc/chc

(AFP)

Votre opinion