Jura bernois: Le projet Le Grand-Val est enterré

Publié

Jura bernoisLe projet Le Grand-Val est enterré

Il n'y aura pas de nouvelle commune à proximité de Moutier (BE), dans le Jura bernois.

La participation a oscillé entre 58 et 66%.

La participation a oscillé entre 58 et 66%.

Keystone

Le projet de fusion qui devait donner naissance à Le Grand-Val a échoué dimanche. Le village de Crémines a refusé ce regroupement alors que les citoyens de Grandval, d'Eschert et de Corcelles l'ont eux accepté.

Il suffisait en effet que le non l'emporte dans une seule commune pour que tout le projet capote. Crémines, village le plus peuplé des quatre acteurs de cette fusion, l'a refusé à 54,1% des votants. Baptisée Le Grand-Val, la nouvelle entité aurait compté 1500 habitants. «C'est un repli identitaire», a estimé le président du comité de pilotage Patrick Gsteiger en commentant le refus de Crémines. Le projet de fusion à quatre est désormais enterré. «J'imagine aussi mal que l'on reparte à trois», a-t-il ajouté.

Les citoyens de Grandval ont dit oui au contrat de la fusion par 55,4% des votants, Corcelles par 74% et Eschert par 76,5%. La participation a oscillé entre 58 et 66%. Pour le comité de pilotage, une plus grande commune aurait été en meilleure position pour entamer avec les autorités de Moutier des discussions pour élaborer des collaborations intercommunales. La cité prévôtoise doit devenir jurassienne, en 2021.

Question jurassienne

Ce projet de fusion s'était construit dans un contexte politique agité avec le vote de la ville de Moutier sur son appartenance cantonale. Planifié depuis plusieurs années, il avait été retardé par la Question jurassienne et le vote communaliste.

Les nouvelles autorités de Crémines et de Grandval avaient retiré en mai des demandes d'organiser un vote pour rejoindre le Jura à la suite de pétitions déposées par des citoyens. Un mois plus tard, Moutier devenait jurassienne. Une fusion des quatre villages avec la cité prévôtoise à majorité autonomiste n'entrait pas en ligne de compte en raison de la Question jurassienne. De plus, se posait aussi le problème de l'absorption de petites communes par une grande.

Au départ, la fusion devait également englober Belprahon. Mais ce village s'est opposé à une entrée en matière dans l'attente du vote sur son éventuel transfert dans le canton du Jura et du choix de la cité prévôtoise. Le 17 septembre, il a choisi de rester bernois.

(ats)

Ton opinion