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SuisseLe proxénétisme pourrait être plus durement réprimé

Une commission du National veut rétablir l'infraction de «proxénétisme passif». Objectif: poursuivre ceux qui retirent des avantages disproportionnés de cette activité.

Prostitution de vitrine à la Häringstrasse à Zurich, dans le quartier du Niederdorf.

Prostitution de vitrine à la Häringstrasse à Zurich, dans le quartier du Niederdorf.

Keystone

Face à la multiplication des établissements abritant de la prostitution et des agences d'escorte, la commission des affaires juridiques du National veut mettre le holà. La décision n'est toutefois tombée qu'à une voix près.

La commission a donné suite par 11 voix contre 10 à une initiative parlementaire de Carlo Sommaruga (PS/GE) qui demande de rétablir l'infraction de proxénétisme passif, supprimée dans les années 1980, ont indiqué vendredi les services du Parlement.

Serait ainsi poursuivi d'office celui qui obtient d'une personne s'adonnant à la prostitution un avantage patrimonial disproportionné ou un rendement abusif. Actuellement, comme les acteurs économiques ne poussent pas à la prostitution mais en tirent seulement profit, ils ne sont pas attaquables.

Les travailleuses et travailleurs du sexe, bien qu'ils soient souvent soumis à des exigences disproportionnées du fait de l'importance de leurs gains, ne déposent pratiquement jamais plainte pénale.

Avant que la commission ne puisse présenter un projet concret, elle doit recevoir l'aval de son homologue du Conseil des Etats.

(ats)

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