Automobilisme: Le Rallye du Valais 2018 a rendez-vous avec l'histoire
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AutomobilismeLe Rallye du Valais 2018 a rendez-vous avec l'histoire

Aucun Tessinois n'a encore été sacré champion suisse des rallyes. Ivan Ballinari pourrait combler cette lacune sur les routes du Vieux-Pays.

par
Blaise Craviolini
Martigny
Ivan Ballinari et sa Skoda Fabia filent tout droit vers un titre de champion suisse historique.

Ivan Ballinari et sa Skoda Fabia filent tout droit vers un titre de champion suisse historique.

Keystone

Les organisateurs du Rallye international du Valais, dernière manche du championnat suisse de la spécialité, ont dévoilé vendredi au Centre Cristal de Martigny les contours de la 59e édition, programmée du 18 au 20 octobre prochain sur les routes du Vieux-Pays. En voici les principales subtilités:

LES ENJEUX

«C'est la première fois depuis belle lurette que le Rallye du Valais officiera comme juge de paix pour l'attribution de tous les titres nationaux, juniors compris. La lutte sera forcément belle et féroce...», se réjouit Cédric Borboën, successeur de Christian Dubuis à la présidence du comité d'organisation.

L'attention se focalisera surtout sur la conquête du titre suprême. Celui de champion suisse «élite». Où rien n'est fait après cinq des six manches de la saison. Mais Ivan Ballinari (R5/Skoda Fabia), navigué par Paolo Pianca, tient clairement la corde. Le Tessinois a dominé les quatre rallyes nationaux auquel il a participé cette année. Victime d'une hernie discale, il a dû faire l'impasse sur le Rallye du Chablais, remporté par le surprenant Jurassien Steeves Schneeberger (R5/Ford Fiesta) au terme de nombreux rebondissements.

Ballinari a toutes les cartes en mains, talent et expérience compris, pour offrir au Tessin - où la tradition du sport automobile est pourtant ancestrale - son premier titre national des pilotes. Paradoxalement, avec le système des points retranchés, c'est le Vaudois Cédric Althaus (R5/Ford Fiesta), seulement quatrième du classement général provisoire, qui sera son contradicteur majeur. Mais théoriquement, autant Schneeberger que Jonathan Scheidegger (Bottens, R3/Citroën DS3) peuvent encore contrarier les desseins de Ballinari.

LE PARCOURS

Parmi les 18 au programme, plusieurs spéciales inédites agrémenteront les 650 km des festivités, dont 240 chronométrés. Ce sera le cas du tronçon entre Chamoson et Ovronnaz. La spéciale d'Anzère a été réintroduite et les spéciales du Pays du Saint-Bernard et de la Pizzeria d'Octodure s'effectueront dans le sens contraire par rapport aux éditions précédentes. L'impitoyable spéciale dite des Cols a bien sûr été maintenue, tout la comme la descente vertigineuse entre Champex et Les Valettes.

Les conditions s'annoncent bonnes (les sommets sont à peine blanchis!) et devraient permettre d'atténuer l'hécatombe habituelle des abandons, le Rallye du Valais étant considéré comme l'épreuve la plus contraignante et la plus piégeuse du pays.

LES NOUVEAUTES

Tout le centre névralgique du rallye a été déplacé du CERM de Martigny aux Casernes de Sion: essais du jeudi, contrôles techniques, ravitaillements, parc fermé et autres animations et expositions. Quatre zones publiques sécurisées, confortables et accessibles seront par ailleurs aménagées sur différentes spéciales. «Nous voulons intéresser le public le plus large possible, famille comprise», souligne Cédric Borboën.

Au niveau structurel, Patrick Borruat - une des âmes du Critérium jurassien - a succédé à Philippe Rauch (25 ans de fidélité) au poste de directeur de course. «Un immense défi pour moi, confesse-t-il. Mais comment aurais-je pu résister à cette sollicitation? Le Rallye du Valais est mythique.»

DE TOUT... UN PEU!

- Le budget de l'épreuve, stable par rapport à 2017, s'élève à 1,2 million de francs. L'apport de 57 partenaires institutionnels ou privés devrait favoriser l'équilibre des comptes.

- 93 équipages disputeront cette 59e édition, dont 14 en catégorie rallye historique.

- La participation des pilotes étrangers atteindra 25 %. «L'internationalisation du rallye est une de nos priorités», précise Cédric Borboën.

- Le Rallye du Valais voit d'ores et déjà grand pour 2019 et sa 60e édition. Des contacts avancés avec la FIA pourraient déboucher sur l'obtention de la manche finale du championnat ERT (European Rallye Trophy).

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