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TendanceLe rap a chopé La Gale

Loin des biscotos plaqués or d’un 50 Cent, le 1er album de la Vaudoise redonne un bon goût de bitume au hip-hop. Bonne nouvelle, elle est loin d’être seule au front. Grrr!

par
Fred Valet

Une heureuse épidémie. La Gale, petit bout de femme, veston de cuir et gouaille de fer. Equilibriste aussi. Un pied au Liban, son pays d’origine, l’autre en Occident. Lausanne en l’occurrence. Là où Karine Guignard a fait ses classes et limé ses rimes en français dans le texte pour son premier album. La Gale fait du rap. Mais n’allez pas lui parler des gros bras qui envahissent l’écran. Le sien baigne dans la moiteur punk et ne fait pas de quartier, ni de sociologie de comptoir. Sa musique graille sans vergogne et en toute logique sous les ongles rongés des rockeurs. De son label (celui de Honey For Petzi, dont le batteur Christian Pahud lui a composé la musique) aux scènes qu’elle fréquente (Le Romandie demain soir), jusqu’à ses premiers émois musicaux, entourée de guitares hurlantes. «Le rap me permet de mieux exprimer mes idées.» Surtout que sa musique a l’intelligence de briller à l’ombre des bijoux d’une certaine famille de rappeurs parfois moins géniaux que télégéniques.

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