06.07.2020 à 14:46

FootballLe Real déroule, le Barça crie au scandale

En Catalogne, on estime que la VAR avantage les Madrilènes et on le dit. De quoi créer un climat pour le sprint final...

von
Sport-Center
Sergio Ramos a donné la victoire au Real lors des deux derniers matches, les deux fois sur penalty.

Sergio Ramos a donné la victoire au Real lors des deux derniers matches, les deux fois sur penalty.

Keystone

Le FC Barcelone, victorieux (4-1) dimanche soir sur la pelouse de Villareal notamment grâce à un but d’Antoine Griezmann, s’est remis dans le sens de la marche sur le terrain. Mais les esprits catalans ne se sont pas apaisés pour autant. Alors que le Barça compte quatre points de retard sur le Real Madrid à quatre journées de la fin du championnat, des voix s’élèvent pour critiquer le traitement de faveur dont le rival merengue serait censé bénéficier. Car quelques heures plus tôt, le Real s’était imposé à Bilbao (1-0), sur un penalty accordé suite à l’intervention de la VAR et transformé par Sergio Ramos (73e). Or le 2 juillet, les Madrilènes avaient disposé de Getafe dans les mêmes conditions (penalty de Sergio Ramos à la 79e).

«Notre message, que je vais répéter, c’est que la VAR n’est pas à la hauteur, a déclaré dimanche soir Josep Maria Bartomeu, président de Barcelone. C’est peu équitable depuis la reprise post-Covid et cela se répercute sur les résultats. Cela semble toujours favoriser la même équipe. Le VAR doit aider l’arbitre mais sur les dernières semaines, tout le monde a vu beaucoup d’images qui nous montrent que cela n’a pas été équitable.»

La presse évoque un «scandale»

Ces déclarations relèvent-elles de la vieille ficelle, histoire de mettre la pression sur le corps arbitral alors que l’heure du dénouement approche? Ou y a-t-il de vraies raisons de hurler à l’injustice? A revoir l’action qui mena au penalty madrilène, il n’y a pas trop de souci: Dani Garcia, défenseur de l’Athlétic Bilbao, marche bel et bien sur le pied de Marcelo, sans toucher le ballon – donc penalty. Ce qui énerve les joueurs et supporters barcelonais, c’est plutôt cette autre action, où le même Sergio Ramos écrase – dans les 16 mètres – le pied de Raul Garcia, sans que l’arbitre ne sanctionne quoi que ce soit.

Dans le sillage de Piqué, défenseur du Barça qui a ironisé sur le fait qu’il serait difficile de reprendre des points au Real dans ces conditions, la presse catalane a joué son rôle. «Le Real poursuit sa relation amoureuse avec la VAR dans cette Liga», a dénoncé Mundo Deportivo. Quant au quotidien Sport, il évoque tout simplement un «scandale», estimant – avec la dose de mauvaise foi indispensable – que le Real a gagné «plus de la moitié» de ses points grâce à l’assistance vidéo.

Le sprint est lancé. Et si la colère gronde du côté du Camp Nou, à Santiago-Berabeu, on a choisi de rester calme. «Ces discussions me fatiguent, a simplement lancé Zinédine Zidane, l’entraîneur merengue. On dirait que tous les matches que l’on gagne, c’est uniquement grâce aux arbitres. Il faut respecter ce que font les joueurs sur le terrain. L’arbitre est allé revoir l’action et il a sifflé penalty parce qu’il y avait penalty.» On appelle ça la sérénité du futur champion.

Simon Meier

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