05.10.2019 à 23:08

FootballLe Real n'a pas explosé face à Grenade

Les Madrilènes ont gagné 4-2 samedi après-midi en Liga. Mais ils n'ont pas effacé pour autant tous les doutes...

par
AFP
James Rodriguez a célébré son but à sa manière.

James Rodriguez a célébré son but à sa manière.

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Pas encore le bout du tunnel. Face à Grenade samedi (4-2), le Real Madrid a trouvé autant de raisons de se rassurer que de douter après ses ratés successifs en Ligue des champions.

La «Maison Blanche» a assuré l'essentiel en battant son improbable dauphin lors de la 8e journée du Championnat d'Espagne et en s'assurant de partir leader à la trêve internationale, avec 18 points.

Mais les doutes nés de deux sorties en C1 - défaite 3-0 à Paris, nul 2-2 à domicile contre Bruges - indignes du standing du club 13 fois champion d'Europe sont toujours là. Menant 3-0 à l'heure de jeu, les «Merengues» s'acheminaient pourtant vers une promenade de santé au Santiago-Bernabéu.

Mais Alphonse Areola, qui avait l'occasion de bousculer la hiérarchie des gardiens en l'absence d'un N.1 Thibaut Courtois questionné, s'est complètement raté et a remis les Andalous en selle.

Sur un anodin contrôle dans sa surface, le Français, pressé par l'avant-centre de Grenade Carlos Fernandez, a perdu le contrôle et provoqué un penalty (69e) transformé par Machis. Et Domingo Duarte remettait dans la foulée (77e) les Andalous à un but de l'égalisation.

Si James Rodriguez a refait le break (4-2) en toute fin de match, le Real, en se faisant douter lui-même sur un match qu'il maîtrisait, montre encore une fois qu'il n'est plus une implacable machine à gagner.

Et la longue liste de blessés, qui avait poussé l'entraîneur Zinédine Zidane à se plaindre du calendrier très chargé avec deux matches par semaine, a continué à s'allonger avec Toni Kroos et Gareth Bale, tous deux sortis en cours de match et légèrement blessés. L'Allemand et le Gallois devraient néanmoins pouvoir rejoindre leur sélection pour les matches de qualification à l'Euro-2020, a laissé entendre Zidane. «Nous ne pouvons rien faire, mais les blessures m'inquiètent», a-t-il lâché en conférence de presse.

Rédemption de Hazard

Le Real s'assure néanmoins de garder au moins un point d'avance sur l'Atlético et deux sur le FC Barcelone, si ses deux concurrents battent respectivement Valladolid et Séville dimanche.

Et plusieurs joueurs ont montré de belles choses. L'inévitable Karim Benzema, d'abord, en ouvrant le score dès la 2e minute sur un centre de Gareth Bale. Le co-meilleur buteur de Liga (6 buts) a en outre créé plusieurs occasions pour ses coéquipiers, comme Dani Carvajal (10e, 26e).

Eden Hazard surtout, en débloquant enfin son compteur juste avant la pause. Le Belge, recruté cet été pour plus de 100 millions d'euros, promettait qu'il aurait bientôt le déclic que le Real attendait de plus en plus impatiemment: c'est chose faite.

«Nous sommes heureux pour lui et son but. J'espère que c'est le premier d'une longue série, l'a félicité Zidane. Nous avons besoin d'un Eden comme ça, qui joue bien et marque.»

Et Luka Modric, loin cette année des prouesses qui lui valurent le Ballon d'Or 2018, est redevenu un instant spectaculaire en marquant le 3-0 à l'heure de jeu d'un missile en pleine lucarne.

Dimanche, le Real y verra un peu plus clair sur ses concurrents en championnat. Parmi ses nombreux poursuivants dans une Liga inhabituellement serrée, l'Atlético (3e, 14 pts) se déplace à Valladolid, le Barça (4e, 13 pts) et Séville (6e, 13 pts) s'affrontent au Camp Nou et la Real Sociedad (5e, 13 pts) reçoit le mal classé Getafe.

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