Hockey sur glace: Le «recordman» Ambühl fait l’unanimité
Publié

Hockey sur glaceLe «recordman» Ambühl fait l’unanimité

L’attaquant de l’équipe de Suisse va disputer son 120e match dans le cadre d’un Championnat du monde ce samedi après-midi (15h20) face au Canada. Une marque historique saluée par ses pairs.

par
Chris Geiger
(Helsinki )
Andres Ambühl

Andres Ambühl

Urs Lindt/freshfocus

Il faut remonter au 25 avril 2004 pour trouver trace du premier match d’Andres Ambühl dans un Championnat du monde. C’était à Prague et l’équipe de Suisse s’était offert un festival offensif face à la France (6-0). Les Bleus, l’attaquant grison les retrouvera dimanche soir (19h20) à Helsinki. À la nuance près qu’il sera devenu, entre-temps, le joueur le plus capé de l’histoire des Mondiaux de hockey sur glace.

Car le joueur du HC Davos aura le droit ce samedi après-midi (15h20) à un jubilé de rêve: une affiche Suisse-Canada à l’occasion de son 120e match historique dans un tournoi mondial. À 38 ans, Andres Ambühl va donc dépasser l’Allemand Udo Kiessling, dont le compteur est resté bloqué à 119 rencontres. Un accomplissement extraordinaire validé une semaine pile après avoir officiellement lancé son 17e Championnat du monde, un autre record.

Cette longévité au plus haut niveau a logiquement été saluée par ses coéquipiers, son staff et même ses adversaires. «Je l’ai croisé en arrivant à Helsinki et j’ai eu l’occasion de le féliciter d’être toujours là, raconte Philippe Bozon. Je lui ai d’ailleurs dit qu’il devait continuer tant qu’il pouvait et tant qu’il prenait du plaisir. C’est un conseil d’ancien.»

Le sélectionneur de l’équipe de France avait d’ailleurs eu l’occasion d’affronter le Davosien à plusieurs reprises au début des années 2000 lorsqu’il évoluait avec Ge/Servette. Pour l’ancienne idole des Vernets, Andres Ambühl est avant tout une belle personne.

«Andres est un bel ambassadeur pour le hockey suisse, mais aussi pour le hockey international»

Philippe Bozon, sélectionneur de l’équipe de France

«Personnellement, je l’aime beaucoup, glisse l’entraîneur de 55 ans. C’est un vrai gentleman et un bel ambassadeur pour le hockey suisse, mais aussi pour le hockey international. Ça me fait d’autant plus plaisir qu’on voit que c’est un joueur passionné par son sport. Et ce qui est impressionnant, c’est qu’il est toujours en bonne forme et performant grâce à ses qualités de vitesse et de technique. Vous savez, le plus dur quand vous vieillissez, c’est de rester en forme. Il lui a donc fallu une hygiène de vie irréprochable. Je lui tire un grand coup de chapeau.»

La longévité d’Andres Ambühl s’explique assurément par les sacrifices réalisés loin des regards. C’est d’ailleurs ce travail de l’ombre qu’apprécie son coéquipier en équipe de Suisse, Tristan Scherwey.

«Buehli est un exemple à suivre pour tous les jeunes»

Tristan Scherwey, attaquant de l’équipe de Suisse

«Buehli mérite tout ce qu’il a vécu durant sa carrière, lâche l’attaquant du CP Berne. Il est un exemple à suivre pour tous les jeunes. Quand tu le regardes, tu as l’impression qu’il a encore 30 ans. Car c’est incroyable d’être encore un tel leader à son âge. Peu dans le championnat suisse sont capables d’accomplir un tel chemin. C’est une inspiration pour nous tous. En plus de ça, c’est une hyper bonne personne, toujours présente pour l’équipe. Je pense qu’il peut savourer ce moment.»

Car le chemin parcouru par le Grison pour se retrouver dans le Livre des records de l’IIHF a été long. La preuve, Patrick Fischer était présent sur la glace en 2004 lors du premier match d’Andres Ambühl dans un tournoi mondial.

«C’est fou d’être capable de jouer 120 matches à ce niveau»

Patrick Fischer, sélectionneur de l’équipe de Suisse

«Quand on y pense, c’est vraiment quelque chose d’incroyable, sourit, admiratif, le technicien zougois. J’ai été son coéquipier lorsqu’il a disputé son premier Championnat du monde et j’ai désormais l’honneur d’être son entraîneur. C’est fou d’être capable de jouer 120 matches à ce niveau et de battre un record du monde. Ce dernier représente quelque chose de très spécial pour lui, mais aussi pour la Suisse.»

Coéquipier de Buehli à Davos entre 2000 et 2003, l’actuel sélectionneur de l’équipe de Suisse se souvient d’un jeune joueur pétri de talent. «À cette époque, je ne me projetais toutefois pas aussi loin, précise-t-il. Mais je l’avais vu lorsqu’il avait 16 ans et je m’étais dit: «Wow, il est un incroyablement fort!» Sa technique, son patinage et son maniement de la rondelle lui ont permis d’avoir cette incroyable carrière. Mais, attention, elle n’est pas terminée. Encore maintenant, il est capable de faire la différence. On l’a vu depuis le début du Championnat du monde. Il est super important pour nous.»

Comme toujours, Andres Ambühl fera certainement son maximum pour le prouver face aux joueurs à la feuille d’érable. Un choc à suivre en direct sur notre app.

Votre opinion