Etats-Unis: Le renseignement craint des conflits internationaux
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Etats-UnisLe renseignement craint des conflits internationaux

Le futur président devra gérer les évolutions économiques et politiques, le changement technologique, ainsi qu'une relative perte de leadership américain.

Donald Trump, le 9 janvier 2017 à New York.

Donald Trump, le 9 janvier 2017 à New York.

AFP

L'administration du président élu Donald Trump devra faire face à un risque croissant de conflits internationaux et un recul des valeurs démocratiques sans précédent depuis la Guerre froide. L'avertissement émane du renseignement américain dans un rapport aux accents apocalyptiques.

Ce nouveau rapport a été rendu public lundi, trois jours après celui de la communauté du renseignement qui accuse le président russe Vladimir Poutine d'avoir «ordonné une campagne» pour influencer le résultat de la présidentielle américaine en novembre dernier.

Les évolutions économiques et politiques, le changement technologique, ainsi qu'une relative perte de leadership américain «laissent présager un avenir sombre et difficile», explique ce nouveau rapport publié par le National Intelligence Council.

«Tentant d'imposer l'ordre»

«Les cinq prochaines années verront émerger des tensions dans et entre les pays», poursuit ce document intitulé «Tendances globales: paradoxe du progrès». «Pour le meilleur ou pour le pire, le paysage mondial qui émerge pousse à sa fin une ère de domination américaine, après la Guerre froide», note-t-il.

Le National Intelligence Council, groupe de recherche placé sous l'autorité du Bureau du directeur du renseignement national (DNI) qui coordonne 17 agences de renseignement, émet ce type de rapport tous les quatre ans, soit la durée du mandat présidentiel américain.

Il offre cette année une vision presque apocalyptique des défis auxquels la prochaine administration Trump devra faire face: extrêmes disparités des revenus, mouvements démographiques, impact du réchauffement climatique, intensification des conflits. «Cela sera bien plus difficile de mener une coopération internationale et de gouverner comme le public l'attend», craignent les auteurs.

Quant au modèle de libéralisme qui prévaut dans le monde occidental, estime encore le rapport, il se trouve sous la menace du populisme à travers le monde, qu'il soit de droite ou de gauche.

Groupes extrémistes

«Les peuples réclameront aux gouvernements de leur assurer sécurité et prospérité, mais des revenus stagnants, la défiance, la polarisation et une liste de défis naissants freineront leur performance», résume encore le rapport.

Le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier à la Maison Blanche, héritera de quelques dossiers brûlants, notamment le conflit en Syrie et la lutte contre les groupes extrémistes. «Cela sera tentant d'imposer l'ordre dans ce chaos apparent», mettent en garde les auteurs du rapport. «Mais cela serait trop coûteux sur le court terme, et (cette stratégie) échouerait sur le long terme».

(ats)

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