Un jour à Cannes  - Le retour émouvant de Catherine Deneuve sur la Croisette 
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Un jour à Cannes Le retour émouvant de Catherine Deneuve sur la Croisette

La superstar française a illuminé le Festival samedi, un an et demi après son accident vasculaire. Le réalisateur américain Sean Penn et les «Gilets jaunes» ont également marqué cette 5e journée.

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Emotion pour Julia Ducournau, lauréate de la Palme d'or: «Je sais que mon film n'est pas parfait. On dit même qu'il est monstrueux. Mais la monstruosité est une force», a lancé la réalisatrice française de 37 ans. (Samedi 17 juillet)

Emotion pour Julia Ducournau, lauréate de la Palme d'or: «Je sais que mon film n'est pas parfait. On dit même qu'il est monstrueux. Mais la monstruosité est une force», a lancé la réalisatrice française de 37 ans. (Samedi 17 juillet)

AFP
L'actrice norvégienne Renate Reinsve, émue après avoir reçu le Prix d’interprétation féminine pour «Julie (en 12 chapitres)». (Samedi 17 juillet 2021)

L'actrice norvégienne Renate Reinsve, émue après avoir reçu le Prix d’interprétation féminine pour «Julie (en 12 chapitres)». (Samedi 17 juillet 2021)

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L'acteur américain Caleb Landry Jones a reçu le Prix d’interprétation masculine pour «Nitram». (Samedi 17 juillet 2021)

L'acteur américain Caleb Landry Jones a reçu le Prix d’interprétation masculine pour «Nitram». (Samedi 17 juillet 2021)

AFP

Dix-huit mois après son accident vasculaire, le retour de Catherine Deneuve, ovationnée, Sean Penn de nouveau en lice pour la Palme, Léa Seydoux peut-être privée de Cannes par le Covid... ce qui a marqué la cinquième journée du 74e Festival samedi.

Le retour émouvant de Deneuve

Cannes a vécu samedi l’un de ses moments les plus attendus: le retour dans la lumière de Catherine Deneuve, dix-huit mois après un accident vasculaire et cinquante-sept ans après son baptême cannois pour «Les Parapluies de Cherbourg» de Jacques Demy, Palme d’or.

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«Je suis contente que Cannes et le cinéma aient pu reprendre comme avant. C’est émouvant pour moi...», a confié l’actrice visiblement émue, rayonnante dans une longue robe de velours noir. Le grand auditorium Lumière lui a réservé une longue ovation debout. Dans «De son vivant» d’Emmanuelle Bercot, l’actrice de 77 ans incarne la mère d’un trentenaire (Benoit Magimel) condamné par un cancer.

Sean Penn sans rancune

Visiblement sans rancune, cinq ans après avoir été éreinté par la critique avec un film présenté à Cannes, Sean Penn est de retour sur la Croisette avec «Flag Day», un film en lice pour la Palme d’or dans lequel il joue aux côtés de sa fille. L’histoire vraie d’un père braqueur de banques et de faussaires qui émerveille son enfant par son magnétisme. Bredouille jusqu’ici, Sean Penn concourt pour la troisième fois à la Palme d’or en tant que réalisateur.

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Corsini et Marmaï «gilets jaunes» à Cannes

«Si jamais Macron acceptait, j’irais le voir et je lui dirais de doubler le salaire de tous les soignants», a répondu samedi la réalisatrice française Catherine Corsini pendant la conférence de presse de son film «La Fracture», l’un des films français en compétition, à un journaliste qui lui demandait si elle avait un message pour le président de la République. Des soignants d’hôpital débordés et démunis, des «gilets jaunes» tabassés par la police, des classes sociales qui se toisent: avec «La Fracture», Catherine Corsini expose les déchirures de la société française. Pio Marmaï, qui interprète un chauffeur routier «gilet jaune», a confié pour sa part qu’il avait été «vraiment sensible à la trajectoire» de son personnage.

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Palmoscope

Si «Annette» de Leos Carax caracole toujours en tête des «palmoscopes» cannois, «Julie (en 12 chapitres)», du Norvégien Joachim Trier, très bien accueilli, s’est imposé en deuxième position, délogeant «Le Genou d’Ahed» de l’Israélien Nadav Lapid qui se retrouve quatrième, selon le panel établi par Screen International. «Tout s’est bien passé» de François Ozon se retrouve sur la troisième marche du podium, tandis que «Lingui», du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, a le moins séduit. Côté critiques français sondés par Le Film Français, le Carax tient toujours la corde, devant le film d’Ozon et «Julie (en 12 chapitres)». Seuls Les Cahiers du cinéma estiment «Benedetta" palmable. Eric Neuhoff du Figaro, Thomas Sotinel du Monde et Céline Rouden de La Croix n’ont «pas aimé du tout" la vie de la nonne lesbienne portée à l’écran par Verhoeven.

(AFPE)

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