23.03.2020 à 12:16

Canton du ValaisEviter la pollution du Rhône par la benzidine

En raison de la présence de la benzidine, une substance toxique et cancérigène, dans la décharge de Gamsenried (VS), les eaux souterraines devront être traitées.

Cette substance provient de déchets déposés par Lonza entre 1918 et 1978 dans l'ancienne décharge de Gamsenried.

Cette substance provient de déchets déposés par Lonza entre 1918 et 1978 dans l'ancienne décharge de Gamsenried.

Keystone

Les eaux souterraines pompées entre Brigerbad et Lalden (VS) pour stabiliser le niveau de la nappe phréatique dans le cadre des travaux de la 3e correction du Rhône devront être traitées avant leur rejet dans le fleuve. De la benzidine y a été découverte fin 2018.

Cette substance toxique et cancérigène provient de déchets déposés par Lonza entre 1918 et 1978 dans l'ancienne décharge de Gamsenried. Elle a été mise en évidence dans la nappe phréatique entre l'ancienne décharge et le site chimique de Lonza.

Le Service valaisan de l'environnement (SEN) avait délivré sous conditions à l'Office cantonal de la construction du Rhône une autorisation temporaire de pompage jusqu'à fin 2019. Pour 2020, en accord avec l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), l'autorisation de pompage et de rejet qualifie cette eau de polluée. Elle doit donc être traitée avant son rejet dans le Rhône, indique l'Etat du Valais dans un communiqué publié lundi.

Le traitement doit minimiser la quantité de benzidine rejetée, en tenant compte des possibilités techniques et de la proportionnalité. Après traitement, la charge résiduelle en benzidine de l'ensemble des eaux à rejeter ne devra en aucun cas dépasser la valeur maximale de 960 mg/jour.

De son côté, l'Office cantonal de la construction du Rhône prévoit d'équiper ses installations de filtres limitant au maximum le rejet de benzidine. Des tests seront effectués sur plusieurs puits de pompage. S'ils s'avèrent concluants, le canton et la Confédération décideront du nombre total de puits qui seront pourvus de filtres, pour respecter le principe de proportionnalité «coût-efficacité» demandé par l'OFEV.

(ats)

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