13.09.2016 à 16:22

Arabie saouditeLe roi rejette toute politisation du pèlerinage

Le monarque a affirmé mardi que son pays rejetait toute politisation du hajj sur fond de polémique avec l'Iran.

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Le roi Salmane d'Arabie saoudite a affirmé mardi que son pays rejetait toute politisation du hajj sur fond de polémique avec l'Iran autour du pèlerinage annuel à La Mecque. (Mardi 13 septembre 2016)

Le roi Salmane d'Arabie saoudite a affirmé mardi que son pays rejetait toute politisation du hajj sur fond de polémique avec l'Iran autour du pèlerinage annuel à La Mecque. (Mardi 13 septembre 2016)

AFP
Ils étaient près de 1,8 million de pèlerins musulmans à se consacrer au rituel de la lapidation de Satan à Mina. La fête du sacrifice a débuté sans incident. (12 septembre 2016)

Ils étaient près de 1,8 million de pèlerins musulmans à se consacrer au rituel de la lapidation de Satan à Mina. La fête du sacrifice a débuté sans incident. (12 septembre 2016)

Keystone
La fête du sacrifice à Mina. (12 septembre 2016)

La fête du sacrifice à Mina. (12 septembre 2016)

AFP

Pour la première fois en près de trois décennies, quelque 64'000 Iraniens ont été privés de hajj cette année en Arabie saoudite, qui abrite les premiers lieux saints de l'islam, en raison de divergences entre les deux pays sur les questions de sécurité et de logistique. Les autorités saoudiennes refusent notamment aux pèlerins iraniens de pouvoir manifester à La Mecque leur «aversion» contre les Etats-Unis et Israël.

«Le royaume (d'Arabie saoudite) refuse de manière catégorique à ce que le hajj serve des objectifs politiques», a déclaré le roi Salmane devant de hauts responsables de pays musulmans participant au pèlerinage à La Mecque. La tension, déjà vive entre les deux puissances régionales rivales, s'est accentuée lorsque l'Iran a renié aux Saoudiens le droit d'organiser le hajj après la tragique bousculade qui avait coûté la vie à près de 2300 fidèles, dont 464 Iraniens, lors du pèlerinage de l'an dernier.

Sans incident majeur

Le 5 septembre, le numéro un iranien Ali Khamenei a remis en cause la gestion des Lieux Saints de l'islam par l'Arabie saoudite. En réponse, le grand mufti saoudien, cheikh Abdel Aziz al-Cheikh, a affirmé que les Iraniens «ne sont pas des musulmans». Deux jours plus tard, les monarchies arabes du Golfe, partenaires de l'Arabie saoudite au sein du Conseil de coopération du Golfe, ont accusé l'Iran de chercher à «politiser» le hajj.

Cette année, près de deux millions de fidèles venus du monde entier ont effectué l'essentiel des rituels du hajj sans incident majeur. Le roi Salmane a assuré que «servir les invités d'Allah (que sont les pèlerins) était un honneur» pour son pays. Des pèlerins iraniens, venus de pays autres que l'Iran, ont pu participer au hajj cette année, ont affirmé les autorités saoudiennes sans préciser leur nombre.

L'Arabie saoudite, sunnite, et l'Iran chiite n'ont pas de relations diplomatiques depuis janvier et sont opposés sur nombre de questions régionales comme les conflits au Yémen et en Syrie.

(AFP)

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