Genève: Le Salon de l'automobile risque la faillite
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GenèveLe Salon de l'automobile risque la faillite

L'événement international pourrait plonger si aucune solution n'est trouvée d'ici à septembre, selon son directeur qui estime qu'une édition en 2021 n'est pas possible.

L'édition 2020 du Salon international de l'automobile à Genève a été annulée le 28 février en raison de l'épidémie de Covid-19.

L'édition 2020 du Salon international de l'automobile à Genève a été annulée le 28 février en raison de l'épidémie de Covid-19.

AFP / Richard Juilliart

«Pour l'instant, il n'y a pas de discussions avec l'Etat, malgré nos appels», indique Sandro Mesquita dans un entretien diffusé mercredi par «Tribune de Genève». «Notre conseil de fondation se réunit le 22 juin. J'aurais souhaité arriver avec quelque chose de précis, car il reste des points à éclaircir, notamment l?édition 2021 que l'Etat semble souhaiter».

Le Grand Conseil genevois a validé le 5 juin un prêt de 16,8 millions de francs, remboursable d'ici à la fin 2037, à la fondation «Comité permanent du Salon international de l'automobile», en lien avec ses obligations financières pour l'édition 2020, annulée pour cause de coronavirus, et pour l'organisation d'une édition en 2021.

Manque de temps

Un sondage réalisé par Auto Suisse auprès de ses membres affirme que 73% des marques disent qu'elles ne participeront pas à un salon l'an prochain, affirme M. Mesquita. «La crise frappe les constructeurs automobiles, qui ont d'autres priorités en ce moment».

Il pointe également les incertitudes concernant les voyages qui pourraient empêcher une partie des «10'000 journalistes du monde entier» de venir à Genève. «S'ils ne peuvent pas voyager, c'est la catastrophe». «En conséquence, nos membres nous demandent de penser à l'édition 2022», poursuit-il.

Le directeur de la fondation assure que d'autres pistes de financement sont explorées, «car, pour nous, la solution du prêt n'est pas forcément la meilleure». Il estime que l'arrivée d'investisseurs «apportant du capital» serait plus adaptée. «Mais, pour cela, il nous faut à la fois repenser notre [modèle d'affaires, ndlr] et modifier nos statuts». Or, le temps manque, selon lui.

(ats)

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