15.03.2019 à 14:41

Hockey sur glaceLe sauvetage fou de Mike Völlmin sur sa ligne

Peu avant le but décisif de Johan Fransson, Mike Völlmin a réalisé un sauvetage quasi miraculeux lors de l'acte III, à Berne.

par
Grégory Beaud, Berne

Au terme d'une troisième rencontre folle, le héros s'est nommé Johan Fransson. L'arrière suédois du GE Servette a fait trembler les filets après plus de 95 minutes de jeu. Mais si le No 20 des Vernets a eu cette opportunité c'est aussi grâce à son coéquipier Mike Völlmin. Moins de deux minutes avant le but victorieux, le défenseur a suppléé son gardien pour empêcher le puck de rouler dans le but genevois. Une scène épique à l'image de toute cette rencontre.

Le principal intéressé a pris le temps de revenir sur ce moment clé. Peut-être le plus important de la carrière de l'Américano-suisse de 25 ans. «J'étais tellement nerveux, nous a-t-il confié. Globalement, je suis calme sur la glace, mais ce puck rebondissait tellement. J'ai pris mon temps pour bien le contrôler et ne pas me précipiter. Je savais qu'il y avait un risque que je dévie dans notre propre but. Finalement tout s'est bien passé, mais c'était chaud (rires).»

Sacrée progression

Cette scène de la 95e minute a récompensé le travail impeccable de Mike Völlmin aux côtés de Goran Bezina sur l'une des paires défensives. Âgé de 25 ans, le transfuge de Langenthal (Swiss League) avait débarqué sur la pointe des pieds aux Vernets l'été passé. Match après match, il a pris confiance jusqu'à jouer un rôle majeur dans cette fin de saison. «Le coach me fait confiance et me donne des opportunités de me mettre en valeur, détaille-t-il. Je continue de jouer mon jeu, ni plus ni moins. Je tente toujours de faire au plus simple. Tant qu'on gagne, tout va bien.»

Après une saison faite de hauts et de bas, Mike Völlmin voit une réelle tendance positive dans cette équipe. Depuis dix jours et la qualification pour les play-off, c'est comme si chaque individualité avait été délestée de dix kilos de pression. «Il y a une vraie cohésion dans ce groupe, apprécie-t-il. Ce n'est pas un hasard si nous sommes revenus à deux reprises de 0-2 face à Berne. Ce soir encore, on voyait que nous étions l'équipe qui en voulait le plus. Ce n'est pas souvent qu'une série entre le 1er et le 8e est si serrée. Mais nous nous battons les uns pour les autres. Chaque joueur a envie de se sacrifier pour son coéquipier.» Quitte à se substituer à son gardien pour éviter de capituler en prolongation.

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