27.10.2020 à 17:31

PandémieLe SECO ne prévoit pas «de vague de faillites»

Les mesures financières pour les cas de rigueur destinées aux entreprises sont scrutées avec minutie. Le SECO dit travailler «d’arrache-pied».

Boris Zuercher.

Boris Zuercher.

KEYSTONE

Le sujet des entreprises particulièrement touchées par la pandémie de coronavirus préoccupe au plus haut point la Confédération, a assuré ce mardi devant les médias à Berne Boris Zürcher, chef de la division Travail au Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). La règle des cas de rigueur fait l’objet d’une intense analyse.

Le secteur de l’événementiel, les forains, les prestataires du secteur des voyages et les entreprises touristiques font partie des secteurs les plus touchés, a indiqué Boris Zürcher, revenant sur l’article 12 de la loi COVID-19 qui prévoit les mesures financières pour les cas de rigueur destinées aux entreprises. Selon cet article, les cantons participent pour moitié au financement.

Depuis le retour à la situation de crise, le Conseil fédéral doit les consulter, ainsi que les partenaires sociaux, a-t-il poursuivi. «Nous travaillons actuellement d’arrache-pied pour définir une mise en oeuvre concrète», mais la question est très complexe et nécessite un certain temps de réflexion.

Il faut ainsi définir des critères et des modalités de financement, soit une structure fonctionnelle. La formulation de la clause de rigueur devrait révéler la responsabilité des cantons.

Même niveau de soutien

«D’une manière générale, nous pouvons nous attendre à ce que l’activité économique demeure limitée et ralentie», a poursuivi Boris Zürcher. L’objectif du Conseil fédéral de garantir la main-d’œuvre et les emplois reste pour sa part inchangé. Le niveau de soutien sera maintenu en ce qui concerne les allocations pour perte de gain COVID-19 ainsi que le chômage partiel.

Le chef de la division Travail au Seco a par ailleurs rappelé que les mesures de protection dans les entreprises sont très efficaces, d’après ce qui a été constaté jusqu’ici. Le Seco soutient donc l’appel des employeurs pour de telles mesures de protection.

«Pas de vague de faillites»

«Nous ne prévoyons pas de vague de faillites», a assuré Boris Zürcher en réponse à une question des journalistes. Au contraire, le Seco constate actuellement un niveau de faillites nettement inférieur à celui de 2019. «Et l’année dernière a été une excellente année sur le plan économique».

Cette crainte d’une vague de faillites n’est donc pour l’heure pas justifiée. Il n’y a pas non plus accumulation de rapports de la part des cantons concernant des licenciements collectifs.

La situation va cependant devenir plus difficile ces prochains mois et certaines entreprises auront des problèmes, a reconnu le responsable du Seco. La règle des cas de rigueur et les allocations pour pertes de gain COVID-19 apporteront un soulagement.

(ATS/NXP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!