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EnvironnementLe secteur pétrolier promet plus de transparence

Afin de réduire leurs émissions de méthane, plusieurs groupes de l’industrie pétrolière vont établir un nouveau «cadre de référence pour la production de rapports».

Le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre très puissant, dont le pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2) sur une période de 20 ans (photo prétexte).

Le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre très puissant, dont le pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2) sur une période de 20 ans (photo prétexte).

AFP

Des géants du secteur pétrolier et gazier se sont engagés lundi à plus de transparence sur leurs émissions de méthane. Le but est de pouvoir réduire les fuites de ce gaz très néfaste pour le climat.

«Les principaux acteurs de l’industrie pétrolière et gazière ont convenu aujourd’hui de rendre compte des émissions de méthane avec un nouveau niveau de transparence bien plus élevé», ont annoncé le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et la Commission européenne dans un communiqué commun.

L’initiative regroupe des entreprises comme la britannique BP, l’italienne Eni, la norvégienne Equinor, l’anglo-néerlandaise Shell ou la française Total.

Le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre très puissant, dont le pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2) sur une période de 20 ans. Ses émissions sont largement liées à l’agriculture mais aussi à l’exploitation du pétrole et du gaz – lors de l’extraction, du transport et de la distribution.

Le secteur des hydrocarbures est ainsi jugé responsable de plus de 20% des émissions de méthane dues à l’activité humaine. Mais des études ont suggéré une part bien plus importante.

«Cadre de référence»

Concrètement, ce Partenariat pour la réduction du méthane dans les opérations pétrolières et gazières (OGMP) va établir un nouveau «cadre de référence pour la production de rapports qui améliorera la précision et la transparence des rapports sur les émissions anthropiques de méthane dans le secteur».

Ces nouveaux outils de mesures permettront aux gouvernements, aux investisseurs et au public «de suivre et comparer avec précision les performances des entreprises d’une manière qui était jusqu’à présent impossible».

Les 62 entreprises, essentiellement européennes, qui ont déjà rejoint ce cadre représentent 30% de la production mondiale d’hydrocarbures, selon le PNUE et la Commission. De grands noms du secteur manquent toutefois à l’appel, comme la compagnie nationale saoudienne Saudi Aramco ou les américains ExxonMobil et Chevron.

«Nous reconnaissons le leadership des entreprises qui ont rejoint un cadre de reporting du méthane aussi ambitieux», a commenté Inger Andersen, la directrice exécutive du PNUE, citée dans le communiqué. «Nous attendons avec impatience de voir des actions qui transformeront ces engagements en réduction réelle des émissions», a-t-elle ajouté.

(ats/nxp)

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