Suisse: Le secteur public rejette la réforme vieillesse

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SuisseLe secteur public rejette la réforme vieillesse

Le syndicat SSP, réuni en congrès à Lausanne, ne veut pas entendre parler d'une retraite à 65 ans pour les femmes.

Keystone

La réforme «Prévoyance vieillesse 2020» d'Alain Berset est rejetée par les délégués du syndicat du secteur public (SSP), réunis vendredi et samedi en congrès à Lausanne.

Le SSP ne veut pas entendre parler de l'élévation de l'âge de la retraite des femmes.

L'assemblée s'est prononcée contre l'élévation de l'âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans, a indiqué SSP dans un communiqué samedi. Il veut aussi se battre contre les pratiques des assurances et des banques dans le domaine du 2e pilier: «Il faut au contraire un renforcement de l'AVS, par le biais de l'initiative populaire AVSplus.»

D'autres combats menés

Le SSP est aussi actif dans d'autres secteurs, a-t-il rappelé. Il combat actuellement l'Accord sur le commerce des services (TiSA). L'application de TiSA empêche, entre autres, le retour en mains publiques de domaines privatisés par le passé. Or ce sont précisément de telles réintégrations que revendiquent les délégués du Congrès du SSP.

«Le morcellement et les externalisations de prestations étatiques mène à des situations absurdes, notamment dans le secteur de la santé», a souligné le secrétaire général, Stefan Gigger. Avec l'introduction des forfaits par cas (DRG), les subventions versées aux hôpitaux ont disparu.

Démantèlement de prestations collectives

Les cliniques privées ont alors augmenté la pression sur les établissements hospitaliers publics, lesquels doivent, comme par le passé, fournir les prestations peu rentables de l'assurance de base. Ceci conduit à un endettement et à un démantèlement de prestations collectives telles que les services d'urgence, les conseils ou la formation.

De plus, les délégués ont exigé un financement suffisant pour assurer des soins psychiatriques de qualité dans le canton de Berne. Ils ont encore affirmé leur engagement contre la nouvelle loi sur le renseignement (LRens) et se sont déclarés solidaires à l«égard des réfugiés.

Enfin, les délégués ont confirmé la présidente Katharina Prelicz-Huber et le secrétaire général Stefan Giger dans leur fonction.

(ats)

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