11.09.2019 à 13:11

Le sélectionneur d'Israël franc fou contre ses joueurs

Football

L'Autrichien Andreas Herzog était remonté après la défaite de son équipe en Slovénie. Dans le vestiaire, les bouteilles auraient volé bas...

par
Sport-Center
AFP

À considérer sa carrière de joueur, on pourrait penser que l'Autrichien Andreas Herzog, 51 ans aujourd'hui, a tout vu ou presque. L'ancien joueur du Werder Brême et du Bayern Munich (entre autres) n'est-il pas le recordman de sélections (103) en équipe d'Autriche?

Mais celui qui est sélectionneur d'Israël depuis 2018 est toujours aussi «chaud bouillant». Et lundi soir, il n'a pas du tout apprécié la manière dont son équipe a laissé filer le match en Slovénie (défaite 2-3).

Il faut dire que les Slovènes ont inscrit le but de la victoire à la dernière minute de jeu, et que ce résultat réduit pratiquement à néant les chances d'Israël de se qualifier pour la phase finale de l'Euro - ce que le pays attend depuis 1970. Au classement du groupe G, alors que toutes les équipes ont joué six matches (sur dix), la Pologne est en tête (13 points), devant la Slovénie (11), l'Autriche (10), la Macédoine (8), Israël (8) et la Lettonie (0).

Du coup, Andreas Herzog est entré dans une fureur noire. Les médias israéliens ont rapporté qu'il avait lancé des bouteilles à travers les vestiaires et fracassé une table en engueulant ses joueurs. «Vous êtes naïfs, vous faites des erreurs stupides et vous n'arriverez jamais à rien», leur aurait-il hurlé. Selon certaines sources, plusieurs joueurs se seraient mis à pleurer.

Après cette explosion, le directeur technique de la Fédération israélienne, Willi Ruttensteiner serait intervenu et aurait même menacé les joueurs: «Si on apprend à l'extérieur ce qui vient de se passer, ça ne va pas être bon pour vous!»

Quant à Andreas Herzog, il n'était toujours pas calmé au moment de passer à l'interview devant la caméra de la télévision israélienne. La preuve (interview ci-dessous en anglais):

«On n'est pas assez professionnels, a dit Herzog en substance. Regardez le troisième but que nous encaissons, c'est une horreur. Quand on fait de pareilles erreurs, on perd. C'est bien beau de dire qu'on joue bien, qu'on a fait un bon match. Mais au final, on perd. Il y en a marre, ce n'est plus drôle du tout.»

L'erreur en question, c'est d'avoir laissé Benjamin Verbic complètement seul à six mètres des buts. L'attaquant slovène a eu tout loisir de se faire servir sur un plateau et d'inscrire le 3-2 de la tête (but visible après 44 secondes de visionnement).

Malgré cette défaite lourde de conséquences et le comportement de son sélectionneur, la Fédération israélienne s'est empressée de communiquer qu'elle avait décidé de continuer de faire confiance à Andreas Herzog.

Quant à ce dernier, il a tenté de désamorcer la bombe. «C'est n'importe quoi de dire que j'ai cassé du mobilier ou fait pleurer mes gars, a-t-il dit au journal allemand«Express». Rien n'est juste. Maintenant, c'est vrai que j'étais fâché envers certains joueurs, parce que nous avions laissé filer le match à cause de telles erreurs. Mais quel entraîneur ne l'aurait pas été?»

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