États-Unis: Le sénateur chargé de présider le procès Trump brièvement hospitalisé
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États-UnisLe sénateur chargé de présider le procès Trump brièvement hospitalisé

Patrick Leahy, 80 ans, a été placé en observation à l’hôpital car il ne se sentait pas bien mardi. Le procès doit démarrer le 9 février.

Patrick Leahy le 29 janvier 2020.

Patrick Leahy le 29 janvier 2020.

AFP

Le sénateur démocrate Patrick Leahy, qui sera chargé de présider le procès en destitution de Donald Trump au Sénat américain, a été brièvement hospitalisé mardi après avoir indiqué ne pas se sentir bien. «Après avoir reçu les résultats des tests et après avoir été examiné, le sénateur Leahy est maintenant rentré chez lui. Il est impatient de se remettre au travail», a déclaré son porte-parole dans un communiqué.

Le sénateur âgé de 80 ans venait de présider à Washington, d’une voix fatiguée, la prestation de serment des sénateurs, qui feront office de jurés lors du procès, prévu à partir du 9 février, de l’ex-président accusé «d’incitation à l’insurrection» dans l’assaut meurtrier du Capitole, le 6 janvier.

Les démocrates disposent depuis le 20 janvier d’une infime majorité au Sénat, avec 50 sénateurs, dont Patrick Leahy, contre 50 sièges républicains. En cas d’égalité parfaite lors d’un vote, la vice-présidente Kamala Harris peut voter et départager les voix.

Condamnation improbable

Patrick Leahy a été nommé la semaine dernière «président pro tempore» du Sénat, un titre qui revient traditionnellement au membre le plus ancien de la majorité. En cette qualité, il doit présider le procès de Donald Trump, premier ex-président de l’histoire des États-Unis à être jugé après son départ de la Maison-Blanche.

Les démocrates auraient besoin de 17 voix républicaines pour le condamner. Un nombre qui semble difficile, voire quasi impossible, à atteindre. Même si les violences du 6 janvier ont provoqué un profond malaise, y compris chez les républicains, très rares sont ceux qui soutiennent publiquement le procès. Mardi, 45 des 50 sénateurs républicains ont même soutenu une initiative pour tenter de bloquer la procédure, arguant qu’il est anticonstitutionnel de juger au Sénat un ex-président

(AFP)

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