Publié

EgypteLe siège du parti des Frères musulmans incendié

Le siège local du parti des Frères musulmans dans la ville d'Ismaïliya, sur le canal de Suez, a été incendié vendredi par les manifestants hostiles au président islamiste égyptien Mohamed Morsi.

Manifestations contre le président Morsi au Caire.

Manifestations contre le président Morsi au Caire.

Reuters

De la fumée noire sortait des fenêtres de locaux du Parti de la liberté et de la justice (PLJ). Des manifestations contre le pouvoir accompagnées de heurts se déroulent au Caire et dans d'autres villes d'Egypte à l'occasion du deuxième anniversaire du début de la révolte qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.

La police a en outre fait usage de gaz lacrymogènes vendredi contre des manifestants à Alexandrie (nord) et Suez (nord-est), selon des témoins. Des heurts ont éclaté dans la deuxième ville d'Egypte entre la police et des manifestants qui ont fait brûler des pneus. «Il y a beaucoup de fumée à cause des pneus brûlés. Et il y a des gens étendus par terre qui n'arrivent pas à respirer à cause du gaz lacrymogène», a dit à l'AFP Racha, une habitante d'Alexandrie.

A Suez, à l'entrée sud du canal du même nom, des manifestants ont jeté des pierres sur le siège du gouvernorat local. La police a également répondu par des tirs de gaz lacrymogènes.

Place Tahrir

Au Caire, des manifestants hostiles au pouvoir se sont rassemblés aux abords de l'immeuble de la télévision d'Etat, qui abrite aussi le ministère de l'Information, avant de se rendre place Tahrir dans le centre-ville. Les accès au bâtiment étaient protégés par un dispositif de policiers anti-émeutes et de militaires, et le trafic sur une grande avenue bordant l'immeuble a été momentanément bloqué.

Place Tahrir, des milliers de manifestants protestaient contre le président islamiste Mohamed Morsi et pour réclamer une «nouvelle révolution». Des accrochages sporadiques ont eu lieu entre forces de l'ordre et groupes de jeunes manifestants dans des rues adjacentes à la célèbre place, épicentre des événements de janvier-février 2011 qui poussèrent Hosni Moubarak à la démission.

(ats/afp)

Votre opinion