Bélarus: L’UE rejette le résultat de la présidentielle
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BélarusL’UE rejette le résultat de la présidentielle

Le président du Conseil Charles Michel a déclaré que l’UE allait «bientôt» prendre des sanctions contre un nombre «substantiel» de dirigeants du régime d’Alexandre Loukachenko suite à l’élection présidentielle controversée du 10 août.

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Le rapport de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sur le déroutement d’un vol commercial de Ryanair par le Bélarus, en mai dernier, sera publié cet automne. (Vendredi 3 septembre 2021)

Le rapport de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sur le déroutement d’un vol commercial de Ryanair par le Bélarus, en mai dernier, sera publié cet automne. (Vendredi 3 septembre 2021)

AFP
Les autorités du Bélarus ont effectué une série d’arrestations et de perquisitions visant la presse indépendante et d’opposition. C'est une nouvelle étape dans la brutale répression du mouvement de contestation qui a secoué ce pays en 2020. (Jeudi 8 juillet 2021)

Les autorités du Bélarus ont effectué une série d’arrestations et de perquisitions visant la presse indépendante et d’opposition. C'est une nouvelle étape dans la brutale répression du mouvement de contestation qui a secoué ce pays en 2020. (Jeudi 8 juillet 2021)

AFP
Le Bélarus a dénoncé les nouvelles sanctions «destructrices» adoptées par les Occidentaux après l’interception d’un avion de ligne par Minsk pour arrêter un opposant, affirmant qu’elles «frisent la déclaration de guerre économique». (Mardi 22 juin 2021)

Le Bélarus a dénoncé les nouvelles sanctions «destructrices» adoptées par les Occidentaux après l’interception d’un avion de ligne par Minsk pour arrêter un opposant, affirmant qu’elles «frisent la déclaration de guerre économique». (Mardi 22 juin 2021)

Reuters

L’UE ne reconnaît pas le résultat de l’élection présidentielle au Bélarus, ont déclaré mercredi le président du Conseil Charles Michel et la chancelière allemande Angela Merkel, après un sommet extraordinaire des 27 dirigeants de l’UE.

Assurant que l’Union était «aux côtés» du peuple de ce pays, Charles Michel a ajouté que l’UE allait «bientôt» prendre des sanctions contre un nombre «substantiel» de dirigeants du régime d’Alexandre Loukachenko, responsables «de violences, de répressions et de fraudes électorales».

«Nous soutenons fermement le droit du peuple bélarusse à déterminer son propre destin», a insisté Charles Michel, affirmant l’unité des 27 sur le sujet après leur réunion par visioconférence.

La chancelière Merkel a souligné que les Bélarusses devaient «trouver leur propre voie», avant d’appeler à un dialogue national incluant Alexandre Loukachenko.

«Les gens au Bélarus savent ce qu’ils veulent (…) C’est pourquoi nous voulons une voie indépendante pour le Bélarus où les conditions politiques sont décidées par le pays lui-même» de manière «pacifique et par le dialogue», a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs révélé qu’Alexandre Loukachenko n’avait pas souhaité s’entretenir avec elle au téléphone.

Interrogée sur la question de savoir si l’UE prônait une nouvelle élection, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a répondu que c’était la population elle-même qui demandait un nouveau scrutin «libre et équitable». «Nous soutenons le peuple bélarusse pour qu’il choisisse le chemin qu’il veut suivre», a-t-elle ajouté.

Visioconférence pour un sommet extraordinaire

De son côté le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré à l’issue du sommet de l’UE qu’une nouvelle élection présidentielle devait avoir lieu, estimant que celle du 9 août «ne pouvait pas être considérée comme juste, libre et démocratique».

Il a ajouté qu’à la demande de la Pologne, les 27 s’étaient mis d’accord pour impliquer des organisations internationales comme l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), «afin de pouvoir éventuellement aussi soutenir le processus de démocratisation, par exemple en supervisant la préparation des prochaines élections, si la situation évolue de cette manière».

Les 27 dirigeants européens se sont réunis par visioconférence pour un sommet extraordinaire sur la crise au Bélarus, au 11e jour de manifestations dans ce pays.

Juste avant la réunion, la figure de proue de l’opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa, avait exhorté les 27 de l’UE à rejeter les résultats de la présidentielle du 9 août qu’elle a qualifiée de «frauduleuse».

La Suisse préoccupée

De son côté, la Suisse, par la voix du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), s’est dite préoccupée par «la situation tendue» au Bélarus. La Suisse appelle les autorités à faire preuve de retenue et à libérer les manifestants pacifiques.

Elle exige que le Bélarus respecte les droits de l'homme, en particulier le droit de réunion et d’association et le droit à des élections libres et équitables, indiquent les services du conseiller fédéral Ignazio Cassis à l’agence d’information Keystone-ATS.

Par ailleurs, elle regrette que la mission spéciale d’évaluation des élections du Bureau de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) n’ait pas pu observer l’élection.

Charles Michel devant son écran pour une visioconférence sur le Bélarus, mercredi.

Charles Michel devant son écran pour une visioconférence sur le Bélarus, mercredi.

Twitter/Barend Leyts

Un manifestant tué par balle

Les autorités bélarusses ont confirmé mercredi la mort à l’hôpital d’un manifestant, blessé selon ses proches par un tir de la police lors de protestations contre la réélection d’Alexandre Loukachenko réprimées avec violence la semaine dernière.

Le ministère de la Santé a confirmé dans un communiqué la mort de Guennadi C., 43 ans, suite à une «forte détérioration» de son état de santé, ne mentionnant pas la cause de ses blessures. Selon ses proches et des sources citées par les médias bélarusses, le manifestant avait été touché par balle à la tête le 11 août à Brest (ouest).

(ATS/NXP)

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