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Saint-MauriceLe spiderman français escaladera le clocher de l'abbaye

A défaut de la falaise de St-Maurice, Alain Robert, surnommé par les médias le Spiderman français, escaladera le clocher de l'abbaye le 5 octobre prochain.

En plus de quinze ans, le Spiderman français a gravi à mains nues plus de cent gratte-ciel et monuments mythiques.

En plus de quinze ans, le Spiderman français a gravi à mains nues plus de cent gratte-ciel et monuments mythiques.

Keystone

Alain Robert, surnommé par les médias le Spiderman français, escaladera à mains nues les 49 mètres du clocher de l'abbaye de St-Maurice le 5 octobre prochain. L'homme gravit depuis plus de 15 ans gratte-ciel et monuments. En 2011, il a vaincu les 828 mètres de la Burj Khalifa à Dubaï.

«J'ai rencontré pour la première fois Alain Robert en 2005, dans un salon du tourisme à Paris. Nous nous sommes rapidement tutoyés et il s'est montré ouvert à ma proposition de venir une fois en Valais», a indiqué Bertrand Bitz, directeur de l'Office du tourisme de St-Maurice (VS).

Sept ans plus tard, c'est chose faite: Alain Robert, le Spiderman français, sera à St-Maurice le 5 octobre pour une projection-conférence donnée dès 20 heures au Théâtre du Martolet, suivie de l'ascension des 49 mètres du clocher de l'abbaye.

La place du Parvis sera réservée au seul public payant pour les deux événements et les accès alentours seront bouclés pour l'occasion.

Falaise écartée

«Au départ, nous avons proposé à Alain d'escalader la falaise de St-Maurice. Il y a trois mois, il est venu en repérage et a constaté que la roche s'effritait et que l'ascension n'était pas possible. Nous étions bien sûr un peu déçus», se souvient Bertrand Bitz.

Mais le directeur de l'office du tourisme, soucieux de dynamiser l'image de sa ville, ne baisse pas les bras. Sur conseil d'un ami, il envoie au grimpeur des photos du clocher de l'abbaye. Après analyse, ce dernier juge l'escalade «pas si simple mais jouable».

Il a aussi fallu convaincre l'abbaye. «Au début, Mgr Roduit était sceptique», note Bertrand Bitz, qui s'emploie notamment à démontrer la démarche spirituelle de l'homme araignée. Au final, le Conseil abbatial donne son feu vert.

Invalide à 66%

Né en 1962, Alain Robert a appris les rudiments de l'escalade chez les scouts. Un jour, âgé de 12 ans, il oublie ses clés et rentre dans l'appartement familial à Valence (F) par la fenêtre, au 8e étage, apprend-t-on sur le site internet du grimpeur solo.

A 20 ans, Alain Robert fait une chute de quinze mètres la tête la première en raison d'un nœud qui se dénoue lors d'une descente en rappel. Coma, fractures multiples, vertige dû à un problème d'oreille interne: «Ce garçon ne pourra plus jamais grimper», décrètent les médecins. «Aujourd'hui, la sécurité sociale le considère comme invalide à 66%».

Mais rien n'arrête le Français d'1 m 65 pour 50 kilos. A son palmarès figurent notamment la Tour Eiffel (313 mètres), la tour Montparnasse (209 m), l'Obélisque de la place de la Concorde (31 m) à Paris, la Canary Wharf Building (244 m) à Londres, la Sears Tower (443 m) à Chicago (USA), la tour Petronas (452 m) à Kuala Lumpur (MY) et, en 2011, la Burj Khalifa (828 m) à Dubaï (EAU).

Arrêté et menotté

En plus de quinze ans, le Spiderman français a gravi à mains nues plus de cent gratte-ciel et monuments mythiques dans le monde, parfois illégalement. En 2005 à Houston (USA), il est arrêté et menotté par la police locale avant même d'avoir pu débuter l'ascension du One Houston Center Building haut de 207 mètres.

Sur son site internet, Alain Robert, père de trois enfants, déclare: «Grimper un gratte-ciel à mains nues me paraissait impossible. Mais j'ai compris que l'impossible n'existe que jusqu'à ce qu'il soit rendu possible».

(ats)

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