Mode – Le styliste français Olivier Rousteing révèle avoir été grièvement brûlé
Publié

ModeLe styliste français Olivier Rousteing révèle avoir été grièvement brûlé

Le directeur artistique de la marque Balmain a publié dans la nuit de samedi à dimanche une photo datant de 2020 où on le voit recouvert de bandages suite à l’explosion de sa cheminée.

Le 29 septembre dernier, le créateur de mode était monté sur le podium pour saluer à la fin du défilé de la collection printemps/été 2022 de Balmain. Il semblait en pleine forme.

Le 29 septembre dernier, le créateur de mode était monté sur le podium pour saluer à la fin du défilé de la collection printemps/été 2022 de Balmain. Il semblait en pleine forme.

REUTERS

Le créateur de mode star Olivier Rousteing (Balmain) a révélé dans la nuit de samedi à dimanche, photo choc à l’appui, avoir été grièvement brûlé il y a un an dans l’explosion de sa cheminée, et l’avoir caché par «honte» dans un milieu où règne «l’obsession de la perfection».

«Je me sens maintenant prêt à partager cela. Je l’ai caché pendant trop longtemps», écrit le styliste français de 36 ans dans un long message en anglais publié sur son compte Instagram, qui compte 7 millions d’abonnés.

Le texte est accompagné d’une photo spectaculaire: son torse, ses bras et le sommet de son crâne sont recouverts de bandages de gaze et il a des marques de brûlure sur le visage.

«Il y a exactement un an, la cheminée de ma maison a explosé. Je me suis réveillé le lendemain matin à l’hôpital Saint-Louis à Paris», raconte-t-il.

«J’ai tout fait pour cacher cette histoire au plus grand nombre de gens possible, en essayant de garder le secret avec mes équipes et mes amis pendant trop longtemps», poursuit-il.

«Pour être honnête, je ne sais pas vraiment pourquoi j’avais si honte, peut-être cette obsession de la perfection pour laquelle la mode est connue, et mes propres insécurités», ajoute-t-il.

«J’ai travaillé nuit et jour pour oublier»

Rousteing, qui assure être désormais «guéri» et parle même de «renaissance», dit avoir «travaillé jour et nuit pour oublier et créer (ses) collections». Il dit avoir «caché (ses) cicatrices avec des masques, des cols roulés, des manches longues et même des bagues sur tous (ses) doigts au cours de nombreuses interviews et séances photos».

«J’ai compris que le pouvoir des réseaux sociaux était de ne révéler que ce que vous voulez montrer, souligne-t-il. Nous permettre de créer notre propre récit, qui évite ce qu’on ne veut pas voir ou montrer: c’est notre nouveau monde.»

Directeur artistique de la maison Balmain, Olivier Rousteing a fait défiler, lors de la dernière Fashion Week de Paris, des mannequins stars des années 90 comme Naomi Campbell (ici, à droite) ou Carla Bruni (à gauche, en blanc).

Directeur artistique de la maison Balmain, Olivier Rousteing a fait défiler, lors de la dernière Fashion Week de Paris, des mannequins stars des années 90 comme Naomi Campbell (ici, à droite) ou Carla Bruni (à gauche, en blanc).

REUTERS

Rousteing, qui est directeur artistique de Balmain depuis dix ans, a fait cette révélation dix jours après son dernier défilé, le 29 septembre pour la semaine du prêt-à-porter féminin à Paris, la Fashion Week.

Il avait alors fait défiler des stars des podiums des années 90, Naomi Campbell, Carla Bruni, aux côtés desquelles il était venu saluer à la fin, visiblement en forme.

Styliste star et vedette des réseaux sociaux, Rousteing a fait l’objet en 2019 du documentaire «Wonder Boy», dans lequel il raconte la recherche de ses parents biologiques. Petit garçon noir aux origines éthiopiennes et somaliennes, il est né sous X puis a été adopté par une famille bordelaise blanche.

(AFP)

Votre opinion

5 commentaires