Noyade: Le Suisse qui s'est tué en Corse travaillait au CHUV
Actualisé

NoyadeLe Suisse qui s'est tué en Corse travaillait au CHUV

Le quinquagénaire s'est mal réceptionné après un saut de 15 m à Chisa sur l'Île de Beauté. Domicilié dans le canton de Vaud, il était en vacances avec sa compagne et ses enfants.

par
Evelyne Emeri
Après son saut de 15 m, le Vaudois est resté coincé au fond de la cascade par 6-7 m de fond.

Après son saut de 15 m, le Vaudois est resté coincé au fond de la cascade par 6-7 m de fond.

DR/CHUV

Le spot est très couru. Les «Trois bassins» à Chisa (Haute-Corse), c'est là où chaque année des centaines de touristes viennent défier les 15 à 20 m de vide qui les attendent avant de transpercer les eaux du Travo et l'une des trois vasques. Sur YouTube, les adeptes sautent avec leur GroPro vissée sur le casque pour filmer leur exploit.

«Il a perdu connaissance»

Lundi vers 17h, la poussée d'adrénaline s'est terminée en tragédie pour ce Vaudois, père de deux filles de 18 et 22 ans. «Né en 1967 et domicilié à Trélex, il voyageait avec sa compagne et les trois enfants de celle-ci dans une voiture aménagée comme un vieux bus Volkswagen», raconte une employée de la minuscule commune corse proche de la base aérienne de Ventiseri-Solenzara.

«Apparemment, il s'est mal réceptionné. Un de ses genoux a cogné son crâne, il avait un gros hématome. Il a perdu connaissance, poursuit la collaboratrice administrative. Le malheureux est ensuite resté coincé par 6-7 m de fond, un pied pris entre deux rochers. Un autre touriste a tenté de lui venir en aide tout de suite, mais il y avait beaucoup de remous et très peu de visibilité en raison de la chute d'eau.» Le Vaudois s'est noyé, inconscient, dans l'incapacité de s'extraire et de remonter à la surface.

Sous les yeux de ses proches

Rapidement alertés, les secouristes n'ont pu retrouver sa dépouille que deux heures après le saut fatal, aux environs de 19h. La conjointe du défunt et ses enfants ont assisté à cette effroyable scène en direct. Tous les quatre ont été pris en charge par une cellule psychologique.

La victime travaillait depuis longtemps au CHUV à Lausanne. Collaborateur au Centre des formations, le quinquagénaire était responsable des Technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement (TICE).

evelyne.emeri@lematin.ch

Votre opinion