France: Le suspect reconnaît que Maëlys est montée dans sa voiture

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FranceLe suspect reconnaît que Maëlys est montée dans sa voiture

De l'ADN de la fillette disparue depuis plus d'une semaine a été retrouvé dans le véhicule de l'homme de 34 ans, mis en examen et placé en détention provisoire dimanche.

Image d'illustration - Sur le terrain, les recherches de dimanche 3 septembre n'ont pas été fructueuses. (Image - dimanche 3 septembre 2017)

Image d'illustration - Sur le terrain, les recherches de dimanche 3 septembre n'ont pas été fructueuses. (Image - dimanche 3 septembre 2017)

AFP

Un suspect inculpé dimanche pour la disparition une semaine plus tôt en France d'une fillette de 9 ans, Maëlys, a reconnu que celle-ci était montée à bord de son véhicule, a indiqué lundi son avocat, Bernard Méraud, à l'AFP.

Une trace d'ADN de la fillette, disparue d'un mariage où elle se trouvait avec ses parents, a été relevée «sur un élément de commande du tableau de bord» de la voiture du suspect, qui clame toujours son innocence, a précisé Me Bernard Méraud. «Il y a une très infime possibilité pour que cela ne soit pas l'ADN» de Maëlys, a reconnu l'avocat.

Cette unique trace, parmi de très nombreux prélèvements effectués, était «mélangée avec l'ADN de mon client» mais il ne faut pas écarter l'éventualité d'un «transfert d'ADN», a expliqué Me Méraud. Autrement dit, la trace pourrait selon lui avoir été déposée par un tiers sur cet élément de commande du tableau de bord, un endroit pas «très compatible» avec une présence éventuelle de Maëlys, a expliqué Me Méraud.

Tentative d'explication

Son client, un homme de 34 ans mis en examen (inculpé) pour enlèvement et écroué dimanche soir, nie toute implication dans la disparition mais a tenté d'expliquer la présence de cette trace. «Il a déclaré que la fillette était entrée dans le véhicule avec un petit garçon, sur la banquette arrière, pour voir si son chien (celui du suspect, ndlr) était dans le coffre», a poursuivi Me Méraud.

L'avocat a également relevé que le véhicule de son client, stationné à proximité de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, dans les Alpes (Sud-Est), où se déroulait le mariage, était toutes fenêtres ouvertes, ce qui a pu permettre à des enfants d'y monter. «Il faut se garder de toutes certitudes», a encore dit Me Méraud, en soulignant que son client «continue de nier totalement» toute implication dans la disparition de Maëlys. Cette voiture avait retenu l'attention des enquêteurs parce que son propriétaire l'avait lavée après le mariage pour, expliquait-il, la vendre.

Mise en examen et incarcération

Une semaine après la disparition en France de la petite Maëlys, l'enquête a soudainement progressé dimanche avec la mise en examen pour enlèvement et l'incarcération d'une des deux personnes qui avaient été mises en garde à vue et relâchées dans cette affaire.

Cette personne a été mise en examen pour «enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans» à la suite de «résultats de (la) police technique et scientifique», a précisé le Parquet de Grenoble (est) dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi.

Le Parquet a indiqué qu'il s'agissait d'un homme de 34 ans présent au mariage au cours duquel Maëlys, 9 ans, avait disparu dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 août à Pont-de Beauvoisin (Isère, Alpes françaises), où elle assistait à un mariage en compagnie de ses parents.

Déjà interrogé

Il s'agit de toute évidence de la première personne mise en garde à vue jeudi et qui avait été relâchée vendredi, avec un autre individu. «Présenté aux juges d'instruction en fin d'après-midi (dimanche), il a contesté avoir commis les faits. Confronté aux témoignages, constatations et résultats scientifiques, il a persisté dans ses dénégations et apporté ses explications», poursuit le communiqué du Parquet.

«Celles-ci n'ont pas convaincu les juges d'instruction qui ont décidé de le mettre en examen», ajoute le texte. «Après débat (...) entre le parquet et la défense», l'homme a été placé «en détention provisoire», conclut le communiqué.

Le Parquet indique de même que les résultats de la police technique et scientifique ont été obtenus ces dernières heures, depuis que l'homme avait été relâché de sa garde à vue.

ADN retrouvé

Ces résultats ont conduit les autorités à l'interpeller de nouveau.

Selon une source proche de l'enquête, la police technique et scientifique a retrouvé de l'ADN sur un des scellés et essaye de déterminer si la fillette était présente dans le véhicule de la personne qui vient d'être incarcérée.

Cette voiture retenait l'attention des enquêteurs. Son propriétaire l'avait lavée après le mariage pour, expliquait-il, la vendre.

Ces développements interviennent alors que l'enquête paraissait s'installer dans la durée après une semaine de recherches intensives par les autorités, au cours desquelles plus de 200 personnes ont été auditionnées et une quarantaine de perquisitions ont été menées.

(afp/ats)

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