Terrorisme: Le Syrien arrêté en Allemagne s'est suicidé

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TerrorismeLe Syrien arrêté en Allemagne s'est suicidé

Le jeune homme de 22 ans s'est pendu dans sa cellule dans la prison de Leipzig.

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Selon son frère, l'homme de 22 ans (photo) s'était rendu en Syrie en provenance d'Allemagne l'été dernier (Samedi 15 octobre 2016).

Selon son frère, l'homme de 22 ans (photo) s'était rendu en Syrie en provenance d'Allemagne l'été dernier (Samedi 15 octobre 2016).

AFP
Le Syrien ne présentait pas de risque de suicide «imminent», affirme le patron des autorités pénitentiaires Rolf Jakob lors d'une conférence de presse. (13 octobre 2016)

Le Syrien ne présentait pas de risque de suicide «imminent», affirme le patron des autorités pénitentiaires Rolf Jakob lors d'une conférence de presse. (13 octobre 2016)

Keystone
Le réfugié syrien, arrêté lundi en Allemagne, s'est pendu dans sa cellule. Il avait été arrêté après 48 heures de chasse à l'homme. (12 octobre 2016)

Le réfugié syrien, arrêté lundi en Allemagne, s'est pendu dans sa cellule. Il avait été arrêté après 48 heures de chasse à l'homme. (12 octobre 2016)

AFP

Le réfugié syrien soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat en Allemagne au nom de l'organisation djihadiste, État islamique (EI) s'est suicidé en prison mercredi, deux jours seulement après son arrestation, déclenchant une polémique sur ses conditions de détention.

«Jaber Al-bakr s'est donné la mort dans l'hôpital de la prison de Leipzig», a indiqué dans un communiqué le gouvernement régional de Saxe (est), sans donner plus de détail. Une conférence de presse sera donnée à ce sujet jeudi à 11H00 (09H00 GMT).

Selon le site internet du journal Bildet l'agence de presse dpa, le suspect a été retrouvé pendu dans sa cellule. Il avait été incarcéré lundi dans la ville saxonne, située dans l'est du pays.

Choc

«Je suis incroyablement choqué et absolument stupéfait que cela ait pu se produire», a déclaré son avocat commis d'office, Alexander Hübner, au site internet du magazine Focus, qualifiant l'affaire de «scandale judiciaire».

Le risque suicidaire de son client était connu des responsables de la prison, a-t-il précisé, soulignant qu'il était en grève de la faim depuis son incarcération et avait tenté de s'électrocuter en manipulant des prises électriques.

Selon Bild, sa cellule était contrôlée une fois par heure et non pas en permanence, ce qui doit être normalement le cas pour des personnes considérées comme susceptibles de se donner la mort.

«C'est un véritable cauchemar», a réagi un responsable du parti de la chancelière Angela Merkel (CDU), Wolfgang Bosbach. «Il s'agit d'une tragédie compte tenu de la gravité des accusations, de l'explosif très dangereux retrouvé et de la menace qu'il représentait pour le pays», a-t-il ajouté.

«Comment est-il possible que quelqu'un qui est censé être sous surveillance permanente puisse être retrouvé pendu?», a interrogé Tobias Lindner, membre du parti écologiste allemand.

Il accusait ceux qui l'ont livré à la police

Jaber al-Bakr, 22 ans, avait été livré à la police dans la nuit de dimanche à lundi par trois de ses compatriotes, qui l'avaient hébergé avant de réaliser qui il était et de le dénoncer.

Selon Bild, le suspect avait déclaré lors de ses premiers interrogatoires que ces trois réfugiés syriens étaient au courant de ses projets d'attentat. Toutefois, les autorités restent prudentes face à ces accusations, n'excluant pas un acte de vengeance envers ces trois Syriens fêtés comme des héros dans tout le pays depuis lundi.

Ils ont été félicités par la chancelière Angela Merkel et plusieurs voix se sont élevées pour les faire décorer, voire pour leur attribuer la nationalité allemande.

Proche de commettre un attentat

Surveillé depuis quelque temps par les services de renseignement intérieur, Jaber al-Bakr avait réussi à s'enfuir samedi matin de son appartement de Chemnitz, ville voisine de Leipzig dans l'Etat régional de Saxe, au moment où la police était venue l'interpeller. Ce qui avait déclenché une première polémique.

Malgré un tir de semonce des forces de l'ordre, l'homme était parvenu à prendre la fuite et n'avait été retrouvé que 48 heures plus tard.

Les forces de l'ordre avaient trouvé 1,5 kilo d'explosif dans le logement qu'il occupait à Chemnitz, du TATP, substance prisée par l'EI. Il était sur le point de commettre un attentat contre un aéroport de Berlin pour le compte de l'organisation djihadiste, .

Plusieurs mois en Turquie

Il était en mesure de passer à l'acte «dans le courant de cette semaine», a indiqué le patron du renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen, au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung à paraître jeudi.

Selon l'hebdomadaire Der Spiegel et le quotidien Die Welt, al-Bakr a passé «plusieurs mois» en Turquie, d'où il serait revenu «fin août» avec une «grande quantité de dollars en billets de banque».

Le gouvernement a annoncé que les services secrets auraient bientôt accès aux dossiers des demandeurs d'asile dans le pays afin de mieux identifier les personnes à risque. Quelque 890'000 sont arrivés en 2015.

Des attentats revendiqués par l'EI ont fait des centaines de morts depuis un an en Europe, essentiellement en France (130 morts en novembre 2015 à Paris, 86 morts en juillet) et en Belgique (32 morts en mars). Deux ont été commis en juillet en Allemagne.

(ats)

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