Allemagne: Le système de santé divise les négociateurs
Publié

AllemagneLe système de santé divise les négociateurs

Aucun accord de gouvernement n'a été annoncé ce mercredi matin. Des divergences demeurent entre la CDU-CSU et le SPD sur le droit du travail et le système de santé.

1 / 63
Le Bundestag allemand a élu mercredi Angela Merkel chancelière pour un quatrième mandat. La dirigeante conservatrice a obtenu 364 voix sur 688 votes valables à la chambre basse du parlement. (Mercredi 14 mars 2018)

Le Bundestag allemand a élu mercredi Angela Merkel chancelière pour un quatrième mandat. La dirigeante conservatrice a obtenu 364 voix sur 688 votes valables à la chambre basse du parlement. (Mercredi 14 mars 2018)

AFP
Le parti social-démocrate lance une campagne pour convaincre ses membres d'approuver un gouvernement avec Merkel. (Samedi 17 février 2018)

Le parti social-démocrate lance une campagne pour convaincre ses membres d'approuver un gouvernement avec Merkel. (Samedi 17 février 2018)

AFP
L'Allemagne doit cesser de donner des leçons budgétaires aux autres pays européens. C'est le credo défendu par le futur ministre allemand des finances Olaf Scholz (photo) dans une interview publiée samedi. (10 février 2018)

L'Allemagne doit cesser de donner des leçons budgétaires aux autres pays européens. C'est le credo défendu par le futur ministre allemand des finances Olaf Scholz (photo) dans une interview publiée samedi. (10 février 2018)

Keystone

Les négociations entre le bloc CDU-CSU de la chancelière allemande Angela Merkel et les sociaux-démocrates du SPD se sont poursuivies toute la nuit à Berlin. Mercredi à l'aube, aucun accord de compromis n'avait encore émergé. Les négociateurs se trouvaient toujours à la Konrad-Adenauer-Haus, le siège de la CDU, où leurs délibérations marathon ont débuté la mardi à 10h00 du matin.

«Chacun de nous va devoir faire des compromis douloureux et je suis prête à cela», avait alors déclaré la chancelière. Un négociateur du SPD jugeait, lui, que l'union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel, son alliée bavaroise de la CSU (union chrétienne-sociale) et le parti social-démocrate (SPD) avaient accompli à peu près 95% du chemin pour parvenir à un accord de gouvernement.

Mais près de 19 heures plus tard, aucun signe ne laisse penser que les négociateurs ont réussi à surmonter leurs dernières divergences sur le droit du travail et une réforme du système de santé. De source proche des discussions, on indique même que des chapitres déjà bouclés ont été rouverts dans la nuit.

Sondage catastrophique pour le SPD

«Nous sommes à la 115e minute des arrêts de jeu», a déclaré dans la soirée le vice-président de la CDU, Volker Bouffier.

Les négociations visant à reconduire la «grande coalition», droite-gauche déjà éprouvée en 2005-2009 puis de 2013 aux élections législatives de septembre dernier, devaient à l'origine se terminer dimanche. Les partis se sont ensuite donné jusqu'à mardi pour les conclure.

Si les négociations finissent par aboutir, l'affaire ne sera pas encore bouclée puisque Martin Schulz, le président du SPD, a promis de consulter les quelque 450'000 adhérents du parti.

D'après un sondage Insa publié lundi, de nouvelles élections pourraient être catastrophiques pour le SPD, crédité de 17% des intentions de vote contre 20,5% aux législatives du 24 septembre - qui avaient déjà débouché sur la pire performance électorale du parti depuis 1933.

La situation n'est guère plus reluisante pour la CDU-CSU, mesurée à 30,5% contre 32,9% en septembre et 41,5% en 2013. Ce sondage suggère même que si les Allemands retournaient aux urnes, il n'y aurait plus de majorité au Bundestag pour la «grosse Koalition» que la CDU, la CSU et le SPD tentent de mettre sur pied.

(ats)

Votre opinion