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Tuerie de ChevalineLe téléphone du suspect le situe dans la zone du drame

L'examen du téléphone du suspect placé en garde à vue mardi, dans l'enquête sur le quadruple meurtre de Chevaline, «le situe dans la zone au moment des faits».

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Le motard aperçu à proximité des lieux de la tuerie de Chevaline (F) en septembre 2012 est disculpé par les enquêteurs.

Le motard aperçu à proximité des lieux de la tuerie de Chevaline (F) en septembre 2012 est disculpé par les enquêteurs.

AFP
L'ex-mari américain caché d'Iqbal al-Hilli est mort le jour même de la tuerie. Le procureur d'Annecy Éric Maillaud a confirmé cette information. (8 juillet 2014)

L'ex-mari américain caché d'Iqbal al-Hilli est mort le jour même de la tuerie. Le procureur d'Annecy Éric Maillaud a confirmé cette information. (8 juillet 2014)

AFP
Un ancien légionnaire et ancien parachutiste, entendu dans le cadre de l'enquête sur le quadruple meurtre de Chevaline en avril 2013, s'est suicidé mardi en expliquant notamment son geste par le fait que son audition l'avait perturbé. (4 juin 2014)

Un ancien légionnaire et ancien parachutiste, entendu dans le cadre de l'enquête sur le quadruple meurtre de Chevaline en avril 2013, s'est suicidé mardi en expliquant notamment son geste par le fait que son audition l'avait perturbé. (4 juin 2014)

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Les gendarmes français ont saisi des armes chez un ancien policier placé mardi en garde à vue et qui se trouvait dans la «zone de la tuerie» en septembre 2012 au moment du quadruple meurtre de Chevaline, dans les Alpes françaises.

Cet homme de 48 ans, vivant près du lieu du drame et sans «lien direct» avec les protagonistes, a été interpellé au moment où il sortait de chez lui, a raconté une source proche du dossier. Lors de deux perquisitions à Lathuile et à Talloires où l'homme habite, les gendarmes ont saisi plusieurs armes.

L'examen de son téléphone portable a également permis d'établir qu'il se trouvait «dans la zone de la tuerie au moment des faits», a indiqué une source proche de l'enquête.

L'homme travaillait à Genève

Pour autant, les gendarmes ne disposaient pas «d'éléments déterminants» pour confondre cet homme arrêté après dix-huit mois d'enquête. «La présence de ces armes confirme la passion de cet homme, collectionneur d'armes anciennes», a-t-on précisé de source proche de l'enquête.

Ces armes vont faire l'objet d'examens balistiques pour voir si elles ont été utilisées. L'homme en garde à vue est un ancien policier de la ville de Menthon-Saint-Bernard. Selon Antoine de Menthon, maire de Menthon-Saint-Bernard, «il a été radié», ce qui implique une faute professionnelle du fonctionnaire. L'homme avait ensuite travaillé comme agent de sécurité à Genève, selon une information de la Tribune de Genève.

«Une forte ressemblance» avec le portrait-robot

«Cette interpellation, qui ne restera peut-être pas unique, est le fruit des témoignages recueillis notamment après la diffusion, le 4 novembre 2013, du portrait robot d'un motard vu à proximité de la scène de crime et recherché activement par les enquêteurs», a précisé le procureur de la République à Annecy, Eric Maillaud.

Selon le procureur Eric Maillaud, l'homme interpellé présente «une forte ressemblance» avec le portrait-robot d'un homme portant un casque de moto à ouverture latérale et un bouc. Une source proche du dossier décrit cet homme comme un «montagnard taiseux», «amateur d'armes», vivant comme un «marginal».

Tués de plusieurs balles dans leur voiture

Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, 50 ans, ingénieur britannique d'origine irakienne travaillant dans le secteur de l'aéronautique et de la défense au Royaume-Uni, sa femme de 47 ans, et sa belle-mère âgée de 74 ans et de nationalité suédoise, avaient été tués de plusieurs balles dans leur voiture, sur une petite route forestière proche de Chevaline.

Un cycliste français, Sylvain Mollier, considéré par les enquêteurs comme une victime collatérale, avait également été abattu de plusieurs balles. Zainab, sept ans, la fille aînée du couple al-Hilli, avait été grièvement blessée tandis que sa petite soeur, Zeena, dissimulée sous les jambes de sa mère, s'en était miraculeusement sortie indemne.

Une arme ayant équipé l'armée suisse

Le procureur d'Annecy avait alors établi le profil présumé du tueur, présenté comme un homme «aguerri», «très expérimenté», n'hésitant pas à changer trois fois de chargeur et à achever ses victimes d'une balle entre les deux yeux.

L'arme utilisée, ancienne, est un Luger P06 de calibre 7,65 Parabellum, ayant équipé l'armée suisse. Une enquête judiciaire, d'abord ouverte pour assassinats, avait ensuite été requalifiée en «meurtres en bande organisée».

La piste d'un tueur local au premier plan

L'arrestation de mardi en France remet la piste d'un tueur local au premier plan alors que la justice a plutôt envisagé jusqu'ici celle d'un conflit familial. Jusqu'à présent, une seule personne avait été inquiétée dans cette affaire, au Royaume-Uni : Zaïd al-Hilli, le frère de Saad, interpellé le 24 juin 2013, soupçonné de «complot en vue de commettre un meurtre».

Cet homme de 54 ans a reconnu être en conflit avec son frère concernant l'héritage paternel, mais n'a eu de cesse de clamer son innocence. Il avait été remis en liberté conditionnelle dès le lendemain de son arrestation et son contrôle judiciaire a été levé à la mi-janvier.

Les enquêteurs travaillent plutôt à faire le lien entre un ou des hommes de main locaux et un éventuel commanditaire. D'autres gardes à vue à venir pourraient étayer un tel scénario.La police du Surrey, qui enquête sur l'affaire côté britannique, a déclaré que le rebondissement dans le dossier était «le fruit d'investigations menées en France, sans lien avec celles menées au Royaume-Uni».

(AFP)

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