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mesures sanitairesLes élèves romands tombent le masque, mais pas tous en même temps

Les élèves du primaire n’auront plus besoin de porter de masque dès lundi, selon les cantons. Ceux du secondaire suivront dès le 7 février en Valais.

Il n’y aura plus besoin de porter le masque en primaire en Valais et dans les cantons de Fribourg et de Vaud dès lundi. D’autres cantons romands pourraient rapidement prendre une décision similaire.

Il n’y aura plus besoin de porter le masque en primaire en Valais et dans les cantons de Fribourg et de Vaud dès lundi. D’autres cantons romands pourraient rapidement prendre une décision similaire.

20min/Marco Zangger

Dans le canton de Fribourg, les élèves de l’école primaire ne seront plus tenus de porter un masque facial durant le temps scolaire, dès le lundi 31 janvier, comme l’avait initialement prévu le Conseil d’État fribourgeois dans sa décision du 6 janvier. Pour les élèves du cycle d’orientation, l’obligation du masque tombera le 14 février, selon un communiqué de la Direction de l’instruction publique, de la culture et du sport fribourgeois. Les tests PCR salivaires avant les camps de ski et les tests de flambée sont maintenus.

Christophe Darbellay, conseiller d’État valaisan en charge de la formation et de l’économie, a annoncé ce jeudi matin sur la RTS radio que, dès lundi 31 janvier, les élèves du primaire n’auront plus l’obligation de porter un masque durant les heures de cours en Valais. Une mesure identique a d’ores et déjà été prise pour les écoles du secondaire mais celle-ci n’interviendra qu’une semaine plus tard, soit le lundi 7 février. Introduite à la rentrée de janvier, cette mesure n’aura finalement été appliquée que durant trois semaines pour les plus petits.

Cette double décision a été prise au vu de la situation «sous contrôle» des soins intensifs dans le canton. «On est en train de sortir de cette crise et les enfants ont payé un fort tribut à cette pandémie alors qu’ils ne sont pas les plus concernés», a estimé Christophe Darbellay, sur les ondes de la Première.

Écoles genevoises: fin des mesures le 21 février

À Genève, les autorités sanitaires et scolaires ont opté pour une position plus prudente. Les mesures sanitaires instaurées jusqu’à présent à l’école primaire et au Cycle d’orientation prendront fin le 21 février, soit à la fin des vacances. Dès cette date, les élèves de 8 à 15 ans ne seront plus obligés de porter de masque en classe. Le service de la médecine cantonale suspendra l’envoi des recommandations d’autotests. Il suffira dès lors de garder son enfant à la maison lorsque celui-ci présente des symptômes, comme pour n’importe quelle maladie. Enfin, les camps avec nuitées seront à nouveau autorisés. En revanche, le port du masque demeurera obligatoire pour les élèves du secondaire II.

L’entre-deux vaudois

Les autorités vaudoises se sont alignées sur les cantons de Fribourg et du Valais en ce qui concerne l’enseignement primaire dont les élèves ne seront plus obligés de porter le masque, dès le 31 janvier. Les élèves du secondaire devront eux patienter jusqu’aux relâches (19 février) pour tomber le masque, pour autant que la situation le permette. Le corps enseignant, le personnel des établissements scolaires et les autres adultes restent, quant à eux, soumis aux mesures de protection décidées début janvier.

Enseignement post-obligatoire: la balle dans le camp du Conseil Fédéral

Les cantons membres de la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) se sont également entendus pour demander au Conseil fédéral de libérer les élèves du post-obligatoire général et professionnel de l’obligation du port du masque. Une décision qui a ravi Christine Muller, secrétaire générale de l’Association vaudoise des parents d’élèves: «Ces élèves-là sont souvent les laisser pour compte des décisions et sont soumis aux mesures de protection depuis la rentrée, il est temps pour eux que la situation évolue».

Positif au Covid-19, Christophe Darbellay est actuellement en isolement, tout comme son collègue du Gouvernement, Roberto Schmidt. Tous deux continuent malgré tout de gérer les affaires courantes depuis leur domicile.

(faz/mfr/jef)

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