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Médias«Le Temps» prend ses nouveaux quartiers à Lausanne

Après 15 ans à Genève, Le Temps s'est installé dimanche dans sa «newsroom» à Lausanne. L'ambition est de développer au maximum «l'expression web».

Le rédacteur en chef du quotidien Le Temps Stéphane Benoit-Godet, à droite, pose avec Gaël Hurlimann, rédacteur en chef des plates-formes numériques de la newsroom de Ringier Romandie, sur la terrasse des nouveaux locaux sous le Pont Bessière à Lausanne. (Dimanche 3 mai 2015)

Le rédacteur en chef du quotidien Le Temps Stéphane Benoit-Godet, à droite, pose avec Gaël Hurlimann, rédacteur en chef des plates-formes numériques de la newsroom de Ringier Romandie, sur la terrasse des nouveaux locaux sous le Pont Bessière à Lausanne. (Dimanche 3 mai 2015)

Keystone

Vingt tonnes de nouveau mobilier, soit quatre semi-remorques, 5000 dalles de moquette et sept camions de matériel du Temps amené depuis Genève: la rédaction du quotidien a déménagé dimanche à Lausanne et s'est installée dans la «newsroom» commune avec L'Hebdo.

Identité préservée

«On prend en main l'informatique, tout fonctionne», se félicite Stéphane Benoit-Godet, interrogé par l'ats. Au total, quelque 120 personnes vont travailler dans ces locaux, quotidien et magazines, y compris Bolero-Edelweiss.

«L'enjeu, c'est de travailler ensemble, de maximiser les ressources, tout en gardant l'identité des titres. Il n'y a par exemple plus qu'un chef de rubrique commun à L'Hebdo et au Temps», qui garde par ailleurs une équipe de huit personnes à Genève, note le responsable.

Expression web

Le but général de l'opération, «c'est de faire beaucoup plus de web qu'on en faisait auparavant au Temps. On va garder un 'paywall' mais l'ouvrir un peu. Il faut que nous parvenions à une vraie expression web. La nouvelle formule du 'Temps web' et du 'Temps print' est prévue le 17 septembre».

A Lausanne, une équipe de techniciens web va être constituée. Elle ira ensuite «prêcher la bonne parole auprès de toute la rédaction». «On ne veut pas de rédaction web séparée de la rédaction 'print'». Les spécialistes web iront soutenir en binôme leurs collègues en train de rédiger, affirme Stéphane Benoit-Godet.

Choix clair

«En 2015, un journaliste qui n'a pas envie de faire du web, je veux lui voir les baskets absolument. Si en 2015, les réseaux sociaux, la vidéo, les infographies ne vous intéressent pas, si vous voulez faire uniquement de la presse 'print', franchement, vous n'avez pas votre place dans la 'newsroom'», martèle le rédacteur en chef.

Récemment, dix personnes ont quitté Le Temps, mais trois collaborateurs ont été engagés en février et trois recrutements sont en cours. «C'est clair qu'on est dans un processus d'économies. La courbe pour le personnel va baisser, évidemment, comme chez tous nos confrères», reconnaît Stéphane Benoit-Godet.

(ats)

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