Votation: Le Tessin vote sur un cours d'éducation civique

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VotationLe Tessin vote sur un cours d'éducation civique

Le projet prévoit l'introduction de deux heures par mois de cours sur la politique au niveau de l'école secondaire.

Les élèves tessinois pourraient devoir suivre des cours sur la politique et les institutions suisses.

Les élèves tessinois pourraient devoir suivre des cours sur la politique et les institutions suisses.

Keystone

Les Tessinois devront se prononcer le 24 septembre sur l'introduction d'un cours d'éducation civique. Le projet veut faire en sorte que les jeunes développent leurs connaissances des institutions politiques ainsi que des droits et devoirs du citoyen.

Cette modification de la loi sur l'école, qui fait suite à une initiative populaire élaborée en 2013, a été acceptée par le Grand Conseil au mois de mai par 70 voix contre 9 non et 4 abstentions. Selon le responsable cantonal de l'éducation Manuele Bertoli (PS), elle pourrait entrer en vigueur dès la rentrée 2018.

Cependant les initiants, qui appartiennent au camp bourgeois, ne soutiennent pas cette proposition «de compromis» votée au parlement car ils estiment qu'elle ne correspond pas suffisamment au texte original. Ils maintiennent donc leur initiative.

Intitulé «Civica», le cours d'éducation civique serait obligatoire aux niveaux secondaires I et II, à raison de deux heures par mois au minimum. L'emploi du temps des élèves ne s'en trouverait pas alourdi, puisqu'il est prévu de diviser le cours jusqu'ici intitulé «histoire et éducation civique».

Solidarité entre canton et communes

Deuxième objet soumis au vote le 24 septembre au Tessin, l'initiative constitutionnelle «Un pour tous, tous pour un» vise une solidarité financière entre le canton et les communes dans les domaines de l'école obligatoire et des établissements de santé.

Le texte a été rejeté en juin par le Parlement. Les députés ont toutefois accepté un contre-projet qui préserve l'esprit de l'initiative, selon le gouvernement. Celui-ci ne comprend pas non plus de clef de répartition entre l'Etat et les communes.

(ats)

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