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Communauté internationaleLe tir nord-coréen qualifié d'«absolument intolérable»

Les réactions sont unanimes et le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence.

Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen, le 4 février 2016.

Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen, le 4 février 2016.

AFP

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a condamné dimanche le tir par la Corée du Nord d'une fusée de longue portée en dépit des avertissements de la communauté internationale.

Ce lancement est «absolument intolérable», a dit à la presse le chef de gouvernement, jugeant qu'il s'agissait d'une «nette violation» des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

La fusée a été tirée depuis une base de lancement de missiles, dans le nord-ouest de la Corée du Nord, selon le ministère sud-coréen de la Défense.

Aucun morceau de fusée sur le Japon

Le régime le plus fermé au monde avait averti mardi de son intention de lancer prochainement une fusée transportant un satellite. La Corée du Nord assure que son programme spatial a des visées purement scientifiques, mais les Etats-Unis et leurs alliés y voient une couverture pour son programme de développement de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).

Au cours d'une conférence de presse organisée à la hâte, le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a indiqué que les autorités estimaient pour l'instant qu'aucun morceau de la fusée n'était tombé sur le territoire japonais.

Les Etats-Unis, quant à eux, ont jugé qu'il s'agissait d'une action «déstabilisatrice et provocatrice». «Les programmes d'armes nucléaires et balistiques de la Corée du Nord représentent une menace sérieuse pour nos intérêts - y compris la sécurité de certains de nos plus proches alliés - et menacent la paix et la sécurité dans la région», affirme dans un communiqué Susan Rice, la conseillère à la Sécurité nationale du président Barack Obama.

Réunion du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira d'urgence dimanche à New York à la suite du tir d'une fusée nord-coréenne, ont indiqué des diplomates. Cette réunion, sous la forme de consultations à huis clos, a été demandée par les Etats-Unis et le Japon, membres du Conseil, et la Corée du Sud.

Dans une lettre conjointe à la présidence vénézuelienne du Conseil réclamant cette réunion, Washington et Tokyo soulignent que «le lancement aujourd'hui d'un prétendu »satellite« par la Corée du Nord est une violation des résolutions pertinentes de l'ONU» qui interdisent à Pyongyang toute activité balistique ou nucléaire.

(AFP)

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