16.03.2019 à 17:42

Nouvelle-ZélandeLe tireur de Christchurch a voyagé en Croatie

Brenton Tarrent a séjourné en Croatie durant plusieurs semaines, entre décembre 2016 et janvier 2017.

L'extrémiste de droite australien qui a perpétré une attaque sanglante contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande a séjourné en Croatie, a indiqué une porte-parole de la police citée par l'agence nationale Hina. «La police a des informations sur les mouvements de cette personne en décembre 2016 et janvier 2017 », a-t-elle déclaré.

La presse croate a rapporté samedi que Brenton Tarrant avait visité à cette occasion Zagreb et plusieurs villes sur la côte adriatique, dont Zadar, Sibenik et Dubrovnik. Les autorités croates travaillent pour établir qu'elles étaient les raisons de ce séjour, a indiqué le Premier ministre Andrej Plenkovic à la télévision nationale (HRT). «Jusqu'à hier, cette personne n'était pas au centre de notre intérêt», a-t-il dit.

Vendredi, les autorités bulgares ont annoncé enquêter sur les motifs d'un séjour effectué en Bulgarie en 2018 de l'extrémiste. Les autorités bulgares avaient fait part aux pays voisins d'informations sur un séjour en 2016 de Brenton Tarrant dans la région, notamment en Serbie, au Monténégro et en Bosnie-Herzégovine. Les autorités de ces pays n'ont pour l'heure pas confirmé ces informations.

Chanson serbe

Les médias locaux ont rapporté que l'extrémiste avait, en route pour commettre le massacre, écouté une chanson nationaliste serbe et écrit sur les chargeurs de ses armes des noms de héros serbes en caractère cyrilliques, ce qui a provoqué des remous dans la région, plusieurs personnalités et médias ayant accusé «l'idéologie nationaliste serbe» d'avoir inspiré Tarrant. Les conflits inter-communautaires dans l'ex-Yougoslavie dans les années 1990 ont fait plus de 130'000 morts et des millions de déplacés.

Rome veut éviter des «émules» en Italie

L'Italie va renforcer les mesures de surveillance pour éviter que l'auteur du carnage de Christchurch ne fasse des «émules» dans le pays, a déclaré samedi le ministre italien de l'Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini. Arrivé au pouvoir sous le slogan «les Italiens d'abord», M. Salvini est souvent accusé par l'opposition d'attiser les tensions racistes ou islamophobes. Et au niveau local, les élus de son parti, la Ligue, se sont toujours vigoureusement opposés à toute implantation de mosquée.

(ats)

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