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EnquêteLe «Titanic» fragilisé par un gros incendie?

Un journaliste spécialisé affirme que la coque du paquebot, encore en chantier, a été nettement affaiblie par les flammes, expliquant ainsi la rapidité du naufrage, lors du choc avec l'iceberg.

par
Laurent Siebenmann

Durant la nuit du 14 au 15 avril 1912, le paquebot RMS «Titanic» coulait au large de Terre-Neuve, moins de trois heures après avoir heurté un iceberg.

Entre 1 490 et 1 520 personnes perdaient la vie dans ce qui reste une des plus grandes catastrophes maritimes de l'Histoire.

Beaucoup de théories circulent sur les raisons exactes pour lesquelles le «Titanic» a coulé aussi facilement et rapidement, lui qui était réputé insubmersible.

Mais un documentaire diffusé sur Channel 4 remet, aujourd'hui, en cause une grande partie de ce que nous savons sur ce drame.

Le journaliste Senan Molony, spécialiste qui a consacré sa vie à la catastrophe du célèbre géant des mers, propose une explication inédite concernant les raisons du drame, en s'appuyant, notamment, sur des rapports et des photos d'époques du «Titanic» qui n'avait, alors, pas encore quitté le chantier naval de Belfast.

Selon Molony, les choses sont claires: le paquebot a été victime d'un gros incendie, avant sa mise en mer. Douze hommes auraient lutté durant de longues heures contre les flammes.

Des grandes marques noires de près de dix mètres de haut seraient visibles sur les clichés de la partie avant-droite de la coque.

Des experts en métallurgie ont confirmé à Molony que, lorsque un tel niveau de température est obtenu – s’élevant entre 500 et 1000 degrés – contre l’acier, ce dernier devient beaucoup plus fragile et voit sa résistance réduite jusqu’à 75%.

Raison pour laquelle la coque du «Titanic» a si facilement cédé, lors du choc avec l'iceberg, à l'endroit où la structure du bateau avait été affaiblie par les flammes.

Toujours selon Senan Molony, la compagnie White Star Line qui exploitait le paquebot était parfaitement au courant du sinistre et du danger, et n'aurait jamais dû autoriser la fameuse croisière inaugurale durant laquelle le naufrage s'est produit.

Mais les officiers du navire auraient été soumis aux exigences du président de la compagnie.

Dans ces conditions, la vitesse de croisière du «Titanic», très rapide, était d'autant moins adaptée, selon Senan Molony. Le moindre choc avec un iceberg - nombreux dans la région - pouvait être fatal. Ce qui, malheureusement, est arrivé.

«Le «Titanic» n’aurait jamais dû être mis à l'eau», conclut Molony.

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