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TDFLe Tour de France sous haute surveillance pour sa première venue en Corse (PAPIER D'ANGLE)

Par Pierre LANFRANCHI AJACCIO, 25 juin 2013 (AFP) - Pour sa première venue en Corse, du 29 juin au 1er juillet, le Tour de France va connaître un départ et trois étapes sous haute surveillance dans une île quadrillée par des milliers de policiers et gendarmes mobilisés pour éviter tout incident.

Sur terre, sur mer et dans les airs, les forces de sécurité seront omniprésentes pour assurer le bon déroulement du grand départ de la 100è édition de l'épreuve, le 29 juin à Porto-Vecchio, et la première étape jusqu'à Bastia, puis les 2è et 3è étapes, de Bastia à Ajaccio, le 30 juin, et d'Ajaccio à Calvi, le 1er juillet. Ce dispositif avait été présenté par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls début juin à Ajaccio. Habituellement composé d'environ 1.300 policiers et gendarmes, soit l'effectif le plus important de France compte tenu de la population de l'île (315.000 habitants), ce dispositif sera renforcé par le déploiement de huit unités de CRS et de deux escadrons de gendarmerie mobile. En outre, 600 pompiers et d'importants moyens de secours ont été mobilisés dans les deux départements de Corse-du-Sud et de Haute-Corse. Le risque majeur est constitué par les difficultés de communication, notamment routières, que va générer le passage du Tour. La Collectivité territoriale de Corse (CTC), les départements et les villes concernés ont fait avec les préfectures un gros effort de communication (affiches, brochures, sites internet) pour informer la population des fermetures de routes, avenues et rues avant le passage du peloton des coureurs et de la caravane de centaines de véhicules (organisation, publicité, presse) s'étirant sur une douzaine de kms. En raison du relief très montagneux de la Corse, il a en effet été rare de pouvoir mettre en place des itinéraires de détournement de la circulation. Aussi les autorités ont-elles limité au maximum (4 heures) la fermeture des voies de circulation en fonction du passage de la course. "Le principal risque concerne l'accessibilité aux moyens de transport et le risque de blocage de l'île, le Tour pouvant servir de prétexte pour exprimer une revendication", a souligné la responsable de la Grande Boucle à la CTC, Marie-Hélène Djivas. Animaux divagants Directrice générale adjointe aux ressources et moyens de la CTC, Mme Djivas a notamment évoqué un préavis de grève déposé par les syndicats de la compagnie de navigation Société Nationale Corse Méditerranée pour le 27 juin, deux jours avant le départ de l'épreuve. Si la grève a lieu, elle perturbera essentiellement le transport des touristes et l'approvisionnement en marchandises, la logistique du Tour étant assurée par une compagnie privée italienne concurrente. Les quatre aéroports fonctionneront normalement à l'exception de celui de Figari, dans l'extrême Sud, totalement fermé durant trois heures le 29 juin. En raison de la chaleur et d'une végétation très fournie après les fortes pluies du printemps, les autorités craignent aussi le risque d'incendie et d'atteintes à la nature avec de possibles concentrations de public, notamment de touristes, le long des routes. Détaillant les mesures de sécurité arrêtées pour l'épreuve, le responsable du Tour à la préfecture de Corse, l'ancien vice-champion du monde d'athlétisme et médaillé olympique Gilles Quénéhervé, a souligné que les mesures habituelles d'interdiction de faire du feu ont ainsi été avancées. M. Quénéhervé, qui prendra ses fonctions de préfet de Saint-Brieuc en juillet au terme de sa mission à Ajaccio, a aussi évoqué le risque de divagation d'animaux (bovins, chèvres, porcs) sur les routes et indiqué qu'un effort a été demandé à cet égard aux communes rurales. pl/mfo/dhe

(AFP)

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