Commentaire - Le tour d’un Romand ou d’une Romande à la tête du PLR?
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CommentaireLe tour d’un Romand ou d’une Romande à la tête du PLR?

Avec le départ de Petra Gössi, il fallait bien qu’une tête tombe après la débandade du PLR avec la loi sur le CO₂. Le parti veut relancer la machine libérale pour les élections fédérales de 2023.

par
Eric Felley
Petra Gössi (PLR/SZ), aura passé cinq années à présider un parti qui est aujourd’hui en proie au doute.

Petra Gössi (PLR/SZ), aura passé cinq années à présider un parti qui est aujourd’hui en proie au doute.

Tamedia AG

Ce dimanche, après la défaite de la loi sur le CO₂, l’UDC a fait le reproche à son partenaire habituel, le PLR, d’avoir perdu de vue sa ligne libérale. Du moins, le reproche était destiné à ses dirigeants. Lundi, c’est la présidente Petra Gössi qui annonce son retrait avant la fin de l’année. Le parti insiste sur un nouveau départ avec des nouveaux visages en perspective des élections 2023.

Il est clair qu’à l’interne, les critiques ont dû être dures dimanche envers la tête du parti, contre celles et ceux qui ont engagé le PLR à se rapprocher du Centre et de la gauche pour faire aboutir cette loi sur le CO₂ remplie d’insupportables taxes. De toute évidence, une bonne partie de la base du parti dans les campagnes n’a pas suivi cette voie contre nature. Pour le vice-président Philippe Nantermod (PLR/VS) ou pour le Bernois Christian Wasserfallen (PLR/BE), cette campagne a dû être un véritable crève-cœur.

Dans son communiqué annonçant le départ de sa présidente, le PLR insiste sur «les valeurs libérales» qui fondent son action. Petra Gössi était pourtant dans cette ligne. À deux ans et demi des prochaines élections fédérales, c’est le moment de corriger le tir et de rassurer les déçus de l’aventure du CO₂. Dimanche, des représentants de l’UDC n’ont pas manqué de répéter une fois encore, que leur parti pourrait laisser tomber le deuxième siège du PLR au Conseil fédéral, si celui-ci venait à perdre trop de terrain en 2023.

Le tour d’un Romand, d’une Romande?

L’UDC n’a aucun intérêt à faire une telle chose, mais c’est une manière de lui mettre la pression pour qu’il ne dérive plus avec le reste du Parlement sur des projets qualifiés de «socialistes» par le président Marco Chiesa. Dorénavant se pose la question du ou de la successeur(e). Après le Tessinois Fulvio Pelli (2009-2012), l’Argovien Philipp Müller (2012-2016) et la Schwytzoise Petra Gössi (2016-2021), serait-ce le tour d’un Romand de présider le PLR? Le Valaisan Philippe Nantermod? Le Vaudois Olivier Feller? La Vaudoise Isabelle Moret? Ou la Fribourgeoise Johanna Gapany? Les paris sont ouverts.

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