France: Le train rate une gare puis loupe un quai…
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FranceLe train rate une gare puis loupe un quai…

Des passagers se sont retrouvés à marcher sur les voies après un double raté du conducteur d’un TER.

par
lematin.ch
Le train est parti de Nancy jeudi vers 18 heures. La suite ressemble à «une aventure dans la quatrième dimension».

Le train est parti de Nancy jeudi vers 18 heures. La suite ressemble à «une aventure dans la quatrième dimension».

Le cas, qui faisait froid dans le dos, avait défrayé la chronique fin août. Un convoi CFF avait freiné trop tard à Morges et des passagers s’étaient retrouvés à marcher au bord des voies tandis qu’un second train arrivait sur la voie voisine… Or nos voisins français viennent de connaître un cas similaire, qui lui aussi aurait potentiellement pu mal finir.

Le double raté a eu lieu jeudi dernier en fin d’après-midi dans la région Grand Est. Le voyage des passagers a alors «pris des allures d’aventures dans la quatrième dimension», écrit ce lundi «L’Est Républicain».

L'arrêt est annoncé, mais pas effectué

Fonctionnaire à Nancy, Celine Albert raconte avoir grimpé dans un TER (Transport express régional) à 17 h 56. Elle devait arriver chez elle, à Marbache, quelque 15 minutes plus tard. À l’approche de sa destination, la voix automatisée a annoncé comme d’habitude l’arrêt. Pourtant le train n’a pas ralenti et a «oublié» de stopper sa course dans cette gare…

Celine Albert espérait alors descendre à la gare suivante, Belleville. Cette fois le convoi s’est bien arrêté. Mais il a loupé le quai et s’est immobilisé quelques dizaines de mètres plus loin. Et les portes ne se sont pas ouvertes.

Conducteur «totalement surpris»

«J’ai remonté les compartiments jusqu’à la cabine du conducteur et j’ai toqué à sa porte. Je lui ai expliqué que l’on avait raté une gare et que les portes restaient fermées. Il a eu l’air totalement surpris. Il ne s’en était apparemment pas rendu compte. Puis il m’a dit: je crois que ma tablette ne fonctionne pas bien», relate Céline Albert.

Le conducteur a alors ouvert les portes et une poignée de passagers – dont des lycéens et collégiens – sont sortis et se sont mis à remonter les voies à pied jusqu’à la gare de Belleville. «Alors qu’il y avait un autre train qui arrivait en sens inverse et qui nous a croisés», souligne Celine Albert.

Cette femme dit ne pas avoir eu l’impression d’être en danger. Mais estime que la sécurité des passagers n’a pas été assurée. Sollicitée par «L’Est Républicain», la SNCF ne s’est pas encore exprimée sur ce double raté.

R.M.

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