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Pays-BasLe traité UE-Ukraine approuvé

La chambre basse du Parlement néerlandais a approuvé le compromis sur l'accord qui vise à renforcer le dialogue politique et les échanges économiques entre l'UE et l'Ukraine.

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Kiev et les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont procédé jeudi à un nouvel échange d'une trentaine de prisonniers. (Vendredi 17 avril 2020)

Kiev et les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont procédé jeudi à un nouvel échange d'une trentaine de prisonniers. (Vendredi 17 avril 2020)

AFP
Depuis l'élection de Volodymyr Zelensky (à gauche) à la tête de l'Ukraine, les tensions avec la Russie de Vladimir Poutine (à droite) s'apaisent quelque peu. (Photo d'archives)

Depuis l'élection de Volodymyr Zelensky (à gauche) à la tête de l'Ukraine, les tensions avec la Russie de Vladimir Poutine (à droite) s'apaisent quelque peu. (Photo d'archives)

AFP
La Cour internationale de justice (CIJ) s'est déclarée compétente pour juger une affaire entre Moscou et Kiev. L'Ukraine accuse la Russie de financer le terrorisme en soutenant les rebelles séparatistes. (Vendredi 8 novembre 2019)

La Cour internationale de justice (CIJ) s'est déclarée compétente pour juger une affaire entre Moscou et Kiev. L'Ukraine accuse la Russie de financer le terrorisme en soutenant les rebelles séparatistes. (Vendredi 8 novembre 2019)

Keystone

Le Sénat néerlandais a approuvé mardi, par 50 voix contre 25, le compromis sur l'accord d'association UE-Ukraine, obtenu à Bruxelles par le premier ministre Mark Rutte après le rejet du texte lors d'un référendum en avril 2016. Les Pays-Bas sont le seul Etat membre de l'Union européenne (UE) à ne pas avoir encore ratifié le texte.

«Le projet de loi est accepté», a déclaré la présidente du Sénat Ankie Broekers-Knol à l'issue du vote. «Il s'agit là de la dernière étape parlementaire», a expliqué Gert Riphagen, porte-parole de la chambre haute du Parlement. Cet accord d'association vise à renforcer le dialogue politique et les échanges économiques et commerciaux entre l'UE et l'Ukraine, dans une tentative de rapprochement avec ce pays voisin de la Russie.

Ratification espérée d'ici juillet

Avec le feu vert donné mardi par le Sénat néerlandais, «notre accord d'association (...) fait maintenant un pas de plus vers sa ratification», a réagi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans un communiqué.

Ce vote «envoie un signal important de la part des Pays-Bas et de l'Union européenne entière à nos amis ukrainiens: la place de l'Ukraine est en Europe», a-t-il ajouté. Le président de la Commission européenne souhaite que le processus de ratification du traité soit conclu «rapidement, à temps pour le Sommet UE-Ukraine en juillet».

«Choix civilisationnel»

D'après le ministère néerlandais des Affaires générales, l'accord d'association devrait être ratifié par le roi des Pays-Bas d'ici à jeudi, avant de l'être à Bruxelles.

Les institutions européennes s'attendent à ce que l'accord UE-Ukraine entre en vigueur le 1er septembre, relèvent les autorités néerlandaises.

Le président ukrainien Petro Porochenko a remercié Mark Rutte ainsi que les citoyens néerlandais. «Le chemin jusqu'à ce point était long et bien plus compliqué que ce que l'Ukraine ne l'avait imaginé», a-t-il précisé sur sa page Facebook. «Gloire à l'Europe! Gloire à l'Ukraine!»,a-t-il ajouté.

Pour le président ukrainien, qui évoque une «garantie de notre liberté, de notre indépendance et de notre intégrité territoriale», «l'Europe est notre choix civilisationnel».

Rejeté par le peuple

A l'occasion d'un référendum consultatif convoqué par des groupes eurosceptiques en avril 2016, 60% des Néerlandais avaient rejeté le traité, avec une participation à peine supérieure au seuil nécessaire pour valider ce vote. En décembre, un compromis avait été trouvé avec les partenaires européens.

Le texte négocié à Bruxelles prévoit que le traité d'association n'offre «pas un tremplin vers l'adhésion à l'UE, même à l'avenir, pas d'accès à notre marché du travail, pas de collaboration en termes de défense, pas d'argent» et «vise surtout à lutter contre la fraude et la corruption en Ukraine», avait alors expliqué Mark Rutte.

Avant d'être voté par le Sénat, le texte l'avait été en février par la chambre basse du Parlement. Il avait reçu le soutien de 89 députés sur les 150 que compte l'assemblée. Le Premier ministre nééerlandais sortant Mark Rutte joue les équilibristes depuis le référendum. Il a répété mardi dernier au cours d'un débat devant le Sénat que le texte obtenu à Bruxelles répondait «aux inquiétudes les plus grandes du public néerlandais».

Il avait également été à nouveau critiqué par ses opposants, ceux-ci l'ayant accusé de contourner une décision populaire.

(ats)

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