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Protection animaleLe transport des animaux de boucherie sera mieux contrôlé

Les animaux destinés à la boucherie ne devraient pas passer plus de huit heures dans un véhicule de transport, estime l'Office fédéral de la sécurité alimentaire.

Les animaux destinés à la boucherie devraient avoir accès à de l'eau ou du lait.

Les animaux destinés à la boucherie devraient avoir accès à de l'eau ou du lait.

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Le transport d'animaux de boucherie se fait dans des conditions inacceptables. Chaque année, plus de 250 millions d'animaux sont maltraités entre la Suisse et l'Europe. Pour améliorer les conditions de transport, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire a mis plusieurs ordonnances en consultation.

La loi sur la protection des animaux prévoit que les animaux ne doivent pas être transportés durant plus de six heures, mais la mise en oeuvre peut être améliorée. A cette fin, la durée de transport des animaux de boucherie devrait être intégralement documentée, elle ne devrait pas excéder six heures en mouvement et deux heures dans des véhicules à l'arrêt, si les haltes sont inévitables.

Au-delà, les animaux ne pourront rester dans un véhicule que si celui-ci est suffisamment grand, si les conditions climatiques intérieures sont adaptées. Les bêtes devraient également avoir accès à de l'eau ou du lait et sont alimentées aux intervalles requis.

La protection contre les épizooties devrait parallèlement être renforcée. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a mis mercredi plusieurs ordonnances en consultation jusqu'au 17 avril.

Dans l'ordonnance sur les épizooties, la paratuberculose et la maladie épizootique hémorragique (EHD) devraient passer de la catégorie «à surveiller» à celle «à combattre». Cela permettra de prendre des mesures immédiates afin d'éviter toute propagation de ces maladies. Transmise par les insectes, l'EHD est un proche parent de la maladie de la langue bleue encore inconnue en Suisse.

Contrôle des élevages de volaille

Certains éleveurs de volailles devraient être obligés de notifier à la banque de données sur le trafic des animaux la mise au poulailler de nouveaux troupeaux. Mais seulement si l'unité d'élevage compte plus de 250 animaux d'élevage, 1000 poules pondeuses, 5000 poulets de chair ou 500 dindes. En cas d'épizootie, il serait ainsi possible de déterminer plus rapidement où les animaux sont détenus et de procéder à des mises sous séquestre.

La liste de matériaux issus de bovins comportant un risque lié à la vache folle pourra être légèrement raccourcie. Une grande partie de l'intestin grêle et du gros intestin pourra de nouveau être utilisés comme boyaux à saucisses et pour la production d'aliments pour animaux de compagnie.

L'ordonnance concernant l'élimination des sous-produits animaux devrait également être révisée. Les corrections portent notamment sur le statut des équidés, l'élimination des déchets de poisson dans les eaux d'origine, l'introduction de dispositions sur le traitement thermique de produits laitiers avant l'affouragement aux animaux à onglons ainsi que plusieurs nouveautés et précisions concernant l'affouragement de sous-produits animaux.

(ats)

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