Actualisé 08.07.2020 à 13:05

Le trompettiste Ibrahim Maalouf relaxé en appel

France

La célébrité était accusée d'avoir agressé sexuellement une stagiaire de 14 ans en 2013. En première instance, le musicien avait été condamné à 4 mois de prison avec sursis.

Portrait d'Ibrahim Maalouf fait au Montreux Jazz Festival en 2017.

Portrait d'Ibrahim Maalouf fait au Montreux Jazz Festival en 2017.

Sébastien Anex

Le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf, accusé d'avoir agressé sexuellement une collégienne de 14 ans en 2013, a été relaxé mercredi par la cour d'appel de Paris.

L'artiste de 39 ans, lauréat des Victoires de la musique et d'un César, avait été condamné en première instance en décembre 2018 à 4 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende.

Ibrahim Maalouf, qui n'était pas présent pour la décision mercredi, a toujours nié toute agression sexuelle et avait fait appel.

A l'audience en appel le 2 juin, l'avocate générale a requis deux ans de prison avec sursis à son encontre ainsi que 40 000 euros d'amende.

Avances repoussées

La jeune fille, qui était en stage au moment des faits, avait déclaré que le musicien l'avait embrassée une première fois un soir à la sortie d'un cinéma en 2013. Lui avait affirmé qu'elle était à l'origine du baiser, assurant avoir repoussé ses avances.

Deux jours plus tard, selon la version de la plaignante, il l'avait à nouveau embrassée, cette fois dans son studio d'enregistrement d'Ivry-sur-Seine (région parisienne), puis «attrapée par le bassin», mimant un acte sexuel.

Cette deuxième séquence n'a jamais existé, avait soutenu l'artiste, qui a produit entre les deux instances de nouveaux justificatifs de son emploi du temps à cette date.

Les parents de la jeune fille avaient signalé les faits un an plus tard, après qu'elle se fut confiée à un médecin. Elle avait commencé à se scarifier et à souffrir de troubles alimentaires et a depuis effectué plusieurs hospitalisations et thérapies.

Une enquête avait été ouverte dans la foulée par le parquet de Créteil (à l'est de Paris) débouchant sur le placement en garde à vue en janvier 2017 d'Ibrahim Maalouf.

(AFP)

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