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JusticeLe tueur de Bruxelles sera fixé sur son sort le 26 juin

Mehdi N., soupçonné d'avoir tué quatre personnes fin mai au Musée juif de Bruxelles, sera fixé le 26 juin sur son éventuelle remise aux autorités belges, a indiqué la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles.

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La justice belge a rejeté mercredi le pourvoi en cassation formé par le Français Nacer Bendrer, condamné en mars au côté de Mehdi Nemmouche pour l'attentat du Musée juif à Bruxelles. (18 septembre 2019)

La justice belge a rejeté mercredi le pourvoi en cassation formé par le Français Nacer Bendrer, condamné en mars au côté de Mehdi Nemmouche pour l'attentat du Musée juif à Bruxelles. (18 septembre 2019)

Keystone
Mehdi Nemmouche a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour la tuerie du Musée juif de Bruxelles, assortie d'«une mise à disposition» à la justice pour une durée de 15 ans. (Mardi 12 mars 2019)

Mehdi Nemmouche a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour la tuerie du Musée juif de Bruxelles, assortie d'«une mise à disposition» à la justice pour une durée de 15 ans. (Mardi 12 mars 2019)

AFP
Lundi matin, la parole reviendra d'abord au parquet fédéral, qui rappellera que Mehdi Nemmouche et son co-accusé Nacer Bendrer encourent tous deux la prison à vie. (Lundi 11 mars 2019)

Lundi matin, la parole reviendra d'abord au parquet fédéral, qui rappellera que Mehdi Nemmouche et son co-accusé Nacer Bendrer encourent tous deux la prison à vie. (Lundi 11 mars 2019)

AFP

Lors d'une audience qui a duré près de 45 minutes, le jeune Franco-Algérien de 29 ans a déclaré qu'il ne s'opposerait pas à sa remise aux autorités belges, à condition que la Belgique certifie qu'elle ne le remettrait pas à un pays tiers.

Mehdi N., l'auteur présumé de la fusillade au Musée Juif de Bruxelles, avait obtenu la semaine dernière un sursis avec le renvoi d'une semaine de cette audience devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles, à la demande de son avocat.

«Sur le principe, on ne comprend pas. La France a le droit de réclamer l'auteur présumé de ces faits pour qu'il soit jugé en France», a expliqué son avocat, Me Apolin Pepiezep. «Il est français, il a été interpellé en France et l'une des victimes est française», a-t-il fait valoir.

Son client est soupçonné d'avoir ouvert le feu le 24 mai au Musée juif de Bruxelles, touchant mortellement quatre personnes: un couple d'Israéliens, une retraitée française et un employé belge décédé des suites de ses blessures.

Jeudi, la chambre de l'instruction pourrait rendre son arrêt sur le champ ou mettre sa décision en délibéré, «dans les huit jours généralement», selon une source judiciaire.

En cas de confirmation de la demande belge, l'avocat peut former un pourvoi en cassation dans les trois jours suivant la décision. La haute juridiction a alors 40 jours pour statuer. Une possibilité que n'exclut pas Me Pepiezep, comme celle de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, «s'il le faut».

La justice française veut aller vite

Alors que la justice française entend aller vite dans cette procédure, Mehdi N. essaie-t-il de jouer la montre? Son avocat s'en défend. «En Belgique ou en France, il sera jugé. Dans son interêt, c'est mieux qu'il soit rapidement fixé sur son sort».

La remise de Mehdi N. aux Belges n'est pas une extradition au sens juridique: elle relève d'un mandat d'arrêt européen, qui permet depuis 2002 à des Etats membres d'extrader leurs nationaux vers leurs partenaires de l'UE.

Mehdi N., placé en détention provisoire, était apparu le 5 juin, pour la première fois depuis son arrestation le 30 mai, sous forte escorte policière. Lors de cette audience sous haute tension, froid et sûr de lui, il s'était borné à confirmer son refus d'être extradé.

Ce délinquant multirécidiviste avait été arrêté à Marseille dans un autocar en provenance de Bruxelles. Des armes similaires à celles de la tuerie avaient été retrouvées dans ses bagages, ainsi qu'une caméra embarquée.

Durant sa garde à vue, d'une durée exceptionnelle de cinq jours, il était resté muet sur ces faits. L'enquête se poursuit en France et en Belgique, notamment pour savoir si Mehdi N. est bien le «loup solitaire» décrit jusqu'ici par les autorités.

L'auteur présumé a pu bénéficier de «complicités»

Un terme finalement récusé mardi par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, estimant qu'il a pu bénéficier de «complicités directes ou indirectes» dans son processus de radicalisation.

Avant son départ pour la Syrie, fin 2012 au sortir de cinq années de détention, il avait été condamné à sept reprises en France, notamment pour braquage.

(AFP)

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