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Etats-UnisLe tueur se moque des familles des victimes

Un Américain de 18 ans a été condamné à la perpétuité mardi pour avoir tué trois élèves et en avoir blessé trois autres dans son lycée. Provocateur, il n'a montré aucun signe de remords.

par
ATS/AFP

L'accusé s'est montré plein de mépris envers les familles de ses jeunes victimes, souriant d'un air satisfait, faisant des gestes obscènes. Il portait même un tee-shirt avec l'inscription «killer» (tueur), comme le jour où il avait été rattrapé par un policier après avoir tiré dans son lycée et s'être enfui.

Le juge l'a condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, notant qu'il ne montrait pas de «remords».

Non coupable puis irresponsable

«Vous pouvez rire tant que vous voulez», a réagi la mère d'un garçon resté paralysé à la suite de l'attaque. «Ma famille va passer à autre chose, pas vous». Une autre mère a dit souhaiter qu'il «souffre le reste de sa vie» comme elle allait souffrir pour toujours de la perte de son fils.

Le tueur avait d'abord plaidé non coupable et s'était dit irresponsable pour cause de maladie mentale. Mais à la veille du premier anniversaire de la fusillade, survenue le 27 février 2012, il avait changé de position.

Le jour du crime, il avait surgi armé d'un pistolet dans la cafétéria du lycée de Chardon, petite ville en banlieue de Cleveland. Il avait tiré une dizaine de balles avant de fuir la scène où gisaient plusieurs corps.

«Je ne sais pas»

Un policier l'avait retrouvé un kilomètre plus loin, assis dans un fossé. Alors interrogé sur ses motivations, le jeune homme avait simplement répondu: «Je ne sais pas», ajoutant qu'il ne connaissait pas ses victimes.

Comme dans d'autres événements similaires, le jeune tireur a été décrit comme un «marginal», qui se faisait bizuter. Il aurait publié des messages sur Internet interprétés comme des signes avant-coureurs de son passage à l'acte. Un médecin psychiatre avait témoigné des problèmes mentaux de l'adolescent.

La dernière fusillade dans une école américaine, survenue en décembre dans le Connecticut et où 20 enfants sont morts, a suscité un projet de loi de réglementation des armes à feu présenté par le président Barack Obama.

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