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Finances cantonalesLe Valais veut économiser 120 millions de francs par année

L'exécutif cantonal va examiner où il entend procéder à des coupes budgétaires. Il se donne jusqu'au mois de juin pour présenter ses choix.

Le président du gouvernement valaisan Jean-Michel Cina.

Le président du gouvernement valaisan Jean-Michel Cina.

ARCHIVES, Keystone

Le canton du Valais a fixé à 120 millions de francs le volume d'économies qu'il entend réaliser chaque année. Le montant découle d'une analyse de l'institut BAKBASEL qui a comparé les finances valaisannes à celles de cantons similaires.

Cette analyse est un instrument que l'exécutif cantonal utilisera pour déterminer les domaines d'économies, a expliqué mercredi le président du gouvernement Jean-Michel Cina. L'étude comparative montre quelles prestations sont plus onéreuses en Valais que dans les cantons similaires.

Les analystes du BAKBASEL ont choisi Fribourg, le Jura, le Tessin, Berne et les Grisons comme bases de référence. En moyenne, les coûts par habitant des prestations étatiques, toutes confondues, sont en Valais 2% plus onéreux que dans la moyenne des cantons de référence.

L'étude détaille, département par département et poste par poste, les différences de coûts par rapport à la base de référence. Fondamentalement, l'accent des économies sera mis sur les prestations qui présentent les coûts les plus élevés en comparaison intercantonale, indique le chef du département des finances Maurice Tornay.

Un choix politique

Les différences de coûts avec les cantons de référence ne constituent pas le seul critère de décision. Jean-Michel Cina précise que c'est une question de choix politique que de définir les prestations sur lesquelles se feront les économies. Un choix que le gouvernement veut faire d'ici fin juin.

Jean-Michel Cina compare la tâche à des travaux d'Hercule. Les 2% de différence par rapport aux cantons de référence ne suffisent pas à extraire un potentiel d'économie de 120 millions de francs. Mais le gouvernement veut conserver ce montant comme but.

Si l'étude montre clairement un potentiel d'économies existant, elle met aussi le doigt sur la difficulté à trouver de nouvelles recettes. La fiscalité est déjà supérieure à la moyenne. Une hausse d'impôts n'est pas la première voie à suivre. Mais le gouvernement ne veut pas exclure cette option, ni celle d'une baisse des investissements.

Perspectives moroses

Les finances du canton sont assez sombres. Le compte 2013 a enregistré un découvert de 80 millions de francs. En 2014, la perte pourrait atteindre 100 millions. Et la législation cantonale impose d'amortir ces déficits dans les budgets des années suivantes.

Globalement, la situation financière de l'Etat est préoccupante, analyse Jean-Michel Cina. Les perspectives sont peu encourageantes. Le canton doit, en priorité, réduire ses charges, car actuellement «nous vivons au-dessus de nos moyens».

(ats)

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