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Commerce de détailLe Valaisan PAM licencie à Sion

Le détaillant a fermé à Sion un magasin en décembre et en fermera un autre en février, biffant ainsi 15 postes de travail. Il avait déjà licencié tout le personnel de son centre à Martigny l'an dernier.

Fin mai 2011, le centre PAM de Martigny avait déjà fermé ses portes.

Fin mai 2011, le centre PAM de Martigny avait déjà fermé ses portes.

Keystone

Le détaillant valaisan PAM a fermé à Sion (VS) un magasin en décembre dernier et en fermera un autre en février. Une quinzaine de postes passent ainsi à la trappe. L'enseigne avait déjà licencié tout le personnel de son centre à Martigny (VS) l'an dernier.

L'un des deux PAM de Sion a mis la clé sous le paillasson le 31 décembre 2011. «D'après les informations que j'ai obtenues, tous les collaborateurs ont été replacés au sein du groupe», a indiqué vendredi à l'ats Francine Zufferey Molina, secrétaire syndicale Unia, revenant sur une information diffusée par les médias régionaux.

Le second magasin, plus grand, fermera le 29 février prochain. «Une quinzaine de personnes sont touchées et le groupe devrait en replacer trois ou quatre», précise Francine Zufferey Molina. Le syndicat Unia a rencontré les employés jeudi et un plan social, négocié lors des divers précédents du groupe, est quasiment prêt.

En sursis

Le centre sédunois était en sursis depuis quelque temps déjà. La clientèle se raréfiait, le magasin souffrant notamment de la concurrence des autres enseignes. Injoignables vendredi, les responsables de PAM n'ont pu cependant donner plus d'informations.

Fin mai 2011, c'est le centre PAM de Martigny qui a fermé ses portes, licenciant une vingtaine de personnes. Toujours l'an dernier, une autre structure de la société, mais cette fois à Charrat (VS), a mis un terme à ses activités, licenciant une dizaine de personnes, indique Francine Zufferey Molina.

En 2010 déjà

En mars 2010, le détaillant avait annoncé devoir résilier 50 contrats parmi ses 586 employés dont la grande majorité travaillent en Valais. PAM justifiait sa décision par un effritement de son chiffre d'affaires. «Suite à cette annonce, nous avons fait une large consultation. Nous nous sommes rendus compte que ces licenciements n'étaient pas envisageables car les magasins tournaient déjà avec un nombre très restreint d'employés», explique Francine Zufferey Molina.

Au final, nombre d'employés, sentant le vent venir, sont partis d'eux-mêmes. Et en Valais, «trois personnes ont finalement reçu leur congé», indique Francine Zufferey-Molina.

(ATS)

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