Actualisé 01.08.2020 à 14:18

Cyclisme

Le vélo reprend dans un décor de rêve

Ce samedi, la classique des «Strade Bianche» en Toscane signe le retour du World Tour de la plus belle des manières.

par
Ugo Curty
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Le peloton sillonne les routes – en partie non goudronnées – autour de Sienne, avant une arrivée nerveuse dans la cité italienne. Le Français Julian Alaphilippe s’était imposé en 2019 sur la Piazza del Campo.

Le peloton sillonne les routes – en partie non goudronnées – autour de Sienne, avant une arrivée nerveuse dans la cité italienne. Le Français Julian Alaphilippe s’était imposé en 2019 sur la Piazza del Campo.

AFP
The pack rides during the one-day classic cycling race Strade Bianche (White Roads) on March 9, 2019 around Siena, Tuscany. (Photo by Marco BERTORELLO / AFP)

The pack rides during the one-day classic cycling race Strade Bianche (White Roads) on March 9, 2019 around Siena, Tuscany. (Photo by Marco BERTORELLO / AFP)

Marco BERTORELLO / AFP
The pack rides through a dusty gravel road during the one-day classic cycling race Strade Bianche (White Roads) on March 9, 2019 around Siena, Tuscany. (Photo by Marco BERTORELLO / AFP)

The pack rides through a dusty gravel road during the one-day classic cycling race Strade Bianche (White Roads) on March 9, 2019 around Siena, Tuscany. (Photo by Marco BERTORELLO / AFP)

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Habituellement, les «Strade Bianche», littéralement les «routes blanches», marquent le début de la saison des classiques. Les coureurs s’ébrouent dans la campagne siennoise, sous le doux soleil toscan du printemps. Une virée qui n’est pas toujours une partie de plaisir puisqu’un tiers du parcours, soit plus de 60 kilomètres, se fait sur des routes non-goudronnées. La fumée blanche dans le ciel n’annonce pas l’élection du nouveau pape mais l’arrivée du peloton. L’arrivée sur la Piazza del Campo, après un final nerveux dans les rues pavées et pentues de Sienne, conclut en beauté une course spectaculaire.

Les «Strade Bianche» ont été repoussées de cinq mois cette année. Dans la chaleur de l’été, elles marquent le grand retour du World Tour après une interruption provoquée par la pandémie mondiale.

Créée en 2007 seulement, la compétition a été intégrée à l’élite dix ans plus tard. Elle est organisée par RCS Sport – le groupe de «La Gazzetta dello Sport» – qui chapeaute entre autres le Giro d’Italie et Milan – San Remo. Les «Strade Bianche» sont déjà en passe de devenir une classique au sens flandrien du terme. Le Bernois Fabian Cancellera s’est toujours plu en Toscane. Le champion olympique détient aujourd’hui encore le record de victoires sur le parcours avec trois succès (en 2008, 2012 et 2016). Le secteur de terre «Monte Sante Marie» porte depuis son nom.

Le Français Julian Alaphilippe est le tenant du titre à Sienne. Le coureur de l’équipe Deceuninck–Quick-Step avait décollé Jakob Fuglsang dans le final. «C’est vraiment une course particulière, a-t-il reconnu vendredi lors d’une conférence de presse tenue en ligne. J’ai vraiment hâte de pouvoir remettre un dossard à cette occasion. Difficile de dire qui sera favori car les coureurs ne savent pas trop où ils se situent après une pause aussi longue.»

Les Suisses en force au départ

Côté suisse, six coureurs seront au départ en ce jour de Fête nationale: Simon Pellaud (Androni), Michael Schär (CCC), Stefan Küng (Groupama-FDJ), Marc Hirschi (Sun Web), Reto Hollenstein (Israel Start-up Nation) et le jeune Johan Jacobs (23 ans, Movistar). Ils auraient dû être sept mais l’Argovien Silvan Dillier (AG2R) a été contraint de renoncer au dernier moment après un test qui s’est révélé positif au coronavirus.

«Une cinquantaine de kilomètres sur des routes en terre, ça change clairement quelque chose, a analysé le Valaisan Simon Pellaud (27 ans) qui disputera sa première course en Europe pour sa nouvelle équipe italienne. Des spécialistes du cyclo-cross y ont toujours brillé comme Zdenek Stybar par exemple, car il faut de la force dans le fessier. On ne peut pas se mettre en danseuse sur de la terre battue, les efforts y sont différents de d’habitude. Fabian Cancellara aussi, ça lui convenait bien.»

Les femmes d’abord

L’arrivée est prévue en fin d’après-midi. Un peu plus tôt, la course féminine, longue de 136 kilomètres, s’est jouée dans les rues de Sienne. Les «Strade Bianche Donne» existent depuis 2015. La Néerlandaise Annemiek van Vleuten (37 ans) a réalisé le doublé cette année en décrochant l’Espagnole Mavi Garcia dans le final.

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