10.04.2013 à 07:19

ElectionLe Venezuela ferme ses frontières avant la présidentielle

Il avait récemment dénoncé un complot américain visant à assassiner le président par intérim Nicolas Maduro.

Le président par intérim Nicolas Maduro.

Le président par intérim Nicolas Maduro.

AFP

Le Venezuela a ordonné mardi la fermeture des frontières et un dispositif de sécurité renforcé en vue de la présidentielle de dimanche.

Les autorités vont exercer un «contrôle strict des déplacements à la frontière de personnes, véhicules et de marchandise par voie terrestre», a annoncé le ministre de l'Intérieur Nestor Reverol. Caracas décide habituellement de fermer ses frontières avec le Brésil et la Colombie mais seulement à la veille du scrutin.

L'élection de dimanche est organisée suite à la mort du président Hugo Chavez, le 5 mars. Nicolas Maduro, qui avait été désigné comme son dauphin, est donné favori du scrutin, face au chef de file de l'opposition Henrique Capriles.

Tueurs à gages venus du Salvador

La mesure, qui restera en vigueur jusqu'à lundi matin, intervient alors que Nicolas Maduro a récemment accusé des anciens diplomates américains d'avoir engagé des tueurs à gages de la «droite salvadorienne» qui seraient, selon lui, déjà entrés au Venezuela pour l'assassiner.

La fermeture des frontières a été décidée en raison de rapports des services secrets faisant état d'«éléments générateurs de violence» cherchant à «créer un climat de déstabilisation», a poursuivi Nestor Reverol, qui a annoncé le lancement de recherches pour débusquer des personnes entrées illégalement sur le territoire.

Le président de gauche du Salvador, Mauricio Funes, a déclaré mardi avoir réclamé l'ouverture d'une enquête concernant des membres de la droite. «La moindre des chose est d'enquêter sur la plainte» de Nicolas Maduro.

Respect des résultats

Un dispositif spécial de 125'000 membres de la force publique est également prévu au Venezuela afin de veiller notamment sur les quelque 13'600 bureaux de vote. La sécurité sera aussi renforcée autour des installations électriques, les autorités ayant annoncé avoir interpellé 17 employés publics en train de réaliser des actes de sabotage pour perturber le processus électoral.

De leur côté, les deux candidats présidentiels, qui mènent une campagne très tendue, se sont engagés mardi à respecter le résultat du scrutin. M. Maduro a signé, «au nom de la paix», un document en ce sens proposé par le Conseil national électoral (CNE) tandis que M. Capriles a promis de «respecter et faire respecter la volonté souveraine», en signant son propre texte.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!