Actualisé 20.02.2018 à 16:18

Hockey sur glaceLe verdict après l'élimination contre l'Allemagne : le juste salaire

Toute l'actu de l'équipe de Suisse de hockey sur glace dans la chronique de Cyrill Pasche, envoyé spécial à PyeongChang.

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Cyrill Pasche, PyeongChang

Voici ce qui arrive lorsque l’on envoie la paire de défense la plus fragile (Untersander et Blum) pour débuter une prolongation : but pour l’Allemagne après 26 secondes de jeu… Le tournoi olympique des Suisses est terminé et l'objectif des quarts n'est pas atteint. Et franchement, ce n'est que le juste salaire.

Finesse ou agressivité?

Agressivité. Patrick Fischer avait décidé de «muscler» son line-up en retirant Hofmann et Du Bois et en lançant Bodenmann et Herzog dans la bataille. Le premier nommé a été bon et a beaucoup gratté. Le second a été beaucoup moins en vue.

Les Suisses se sont rués dans les bandes et ont paru plus agressifs que les Allemands. Parfois même trop, à l’image de Cody Almond, expulsé pour le match suite à une charge contre la tête après… 9 secondes de jeu! Pas une brillante idée de la part du centre de GE Servette.

Le meilleur

Andres Ambühl. Le joueur le plus expérimenté (4es JO) a montré l’exemple. Son abnégation a payé. Il a été à l’origine du 1-0 signé Simon Moser (24e). Cette ligne a d’ailleurs été la meilleure de l’équipe de Suisse. A l’inverse, celle de Haas, Hollenstein et Praplan n’a pas réussi à peser sur le match.

Le pire

Ramon Untersander, encore lui. Le niveau de jeu du défenseur du CP Berne était inquiétant depuis le début du tournoi. Son partenaire Eric Blum a au moins réussi à montrer des signes d’amélioration par rapport au dernier match contre les Tchèques. Mais les deux hommes étaient sur la glace après le but gagnant des Allemands...

La bourde

Le premier but encaissé après 79 secondes de jeu par Jonas Hiller, entre les jambes, sur un tir pas particulièrement dangereux de Pfoderl en powerplay. Le gardien du HC Bienne, hormis ce lapsus, a été bon par la suite et a sauvé les meubles à plusieurs reprises, comme sur cet arrêt à bout portant de Schutz (47e). Il a accordé un rebond sur le but gagnant en prolongation, mais aucun défenseur n'était prêt à lui donner un coup de main...

Le running joke

Le powerplay. Que dire de plus au sujet du jeu de puissance des Suisses. Il aurait dû leur permettre de boucler ce match facilement. Au lieu de cela, cinq séquences à 5 c 4, dont 14’’ à 5 contre 3 ont été galvaudées.

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